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Psy ou spi: faire comme si

Soucieux
Un brave homme se désolait de ses misères et ne savait pas à qui faire appel pour l'aider. Il se demandait en effet : « s’agit-il d’un problème psychologique ou d’un problème spirituel ?»

Il alla voir un thérapeute intelligent auquel il posa le dilemme et qui lui répondit: « je ne sais pas, mais on va faire comme si c’était un problème psy, ça sera toujours ça. »

Puis il alla voir un guide spirituel éclairé auquel il posa aussi le dilemme et qui lui répondit pour sa part : « je ne sais pas,mais on va faire comme si c’était un problème spirituel, ça sera toujours ça. »

C’est comme ça qu’il put avancer, ce brave homme…

04 janvier 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Contrôle parental

Image censurée Strip

Un internaute, horrifié par ma précédente note, m'interdit d'aller voir sur

http://www.worktobejudged.com/strippause/peca.html

29 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Retrouvailles

 Dans son célèbre essai sur le rire, Bergson émet l'idée que celui-ci vient d'un décalage entre la vie normale qui s'écoule de façon fluide (par exemple quelqu'un qui marche dans la rue) et un aspect mécanique, intérieur à une personne (par exemple s'il est distrait) ou extérieur (la chute d'une fiente d'oiseau) qui vient interrompre cette fluidité. Cela m'a donné des idées.

Sourire
Dans
la rue, un matin, je rencontre soudain mon premier amour. Des dizaines d'années que nous ne nous étions pas vus ! Nous tombons dans les bras l'un de l'autre. Sans prendre le temps de nous dire les milliers de choses que nous avons à nous dire, nous filons main dans la main vers l'hôtel le plus proche.

En début d'après midi, dans la supérette où je fais mes courses, je rencontre de nouveau mon premier amour. Trois heures que nous ne nous étions pas vus ! Sans prendre le temps de nous dire les milliers de choses que nous aurions à nous dire depuis le matin, nous retombons dans les bras l'un de l'autre et filons vers l'hôtel le plus proche.

A 5 h du soir, ma femme et moi prenons l'ascenceur et j'y retrouve mon premier amour. Je la salue poliment et lui demande ce qu'elle fait là."J'ai emménagé ici samedi dernier" me répond-elle avec un grand sourire, quel hasard!" Ma femme demande : "vous vous connaissez?" Je bafouille... amitié lointaine... études...

Aie aie aie !

Là dessus, ma femme s'approche lascivement de mon premier amour et lui roule une pelle aussi longue que le pain que nous étions partis chercher. "Les amies de mon mari sont mes amis, dit elle en la regardant les yeux humides et les lèvres itou. Justement, je manque de beurre. Puis-je passer chez vous ce soir en chercher un peu?" Mon premier amour dit que oui, qu'elle est ravie positivement.

Aie aie aie !

Finale aimablement suggérée hier soir par mon ami B.D.

27 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Maladies psychosomatiques: faire comme si...

Malade
Quelle est la part psychosomatique dans nos maladies ?
Les croyances varient sur cette question. Certains y voient la cause principale, d'autres ne jurent que par le biologique ou le génétique. L'un de mes amis thérapeutes a une excellente approche du sujet. Il dit à ses clients : "je ne sais pas si votre maladie est psychosomatique ou non, mais on va faire comme si."

 

25 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Le transfert

Berne Bénédictin Freud


Voici le meilleur résumé sur le transfert que je connaisse. Je l'ai trouvé chez André Louf, un bénédictin spécialiste de l'accompagnement spirituel. Il fait un excellent lien entre le transfert, concept de psychanalyse, et le scénario, concept d'Analyse transactionnelle.

"Freud avait constaté, avec beaucoup de justesse, que ses clients avaient coutume de transférer sur lui les sentiments qu’ils avaient jadis éprouvés vis-à-vis de leurs parents. Ce mélange de sentiments positifs et négatifs avait  des prolongements dans leur vie d’adultes et colorait de façon habituelle leur attitude face à toutes les formes d’autorité, allant jusqu’à s’étendre comme une tache d’huile sur toute leur vie, relations de travail, d'amitié, relations familiales encore, tant vis-à-vis du conjoint que vis-à-vis des enfants, jusque dans leurs liens avec Dieu. Chaque homme a tendance, concluait-il, à répéter inlassablement un certain scénario, le plus souvent solidement verrouillé. Ce scénario a généralement été mis en place lors de la petite enfance pour faire face avec les moyens qui étaient ceux du moment, à des souffrances et des frustrations qui, à l’époque, auraient été psychologiquement insupportables."

 

 

25 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le combat de Noël

Pere noel
Comprendre que Noël est un combat signifie que l'on a accédé à la maturité adulte. Les grandes et vraies douleurs, en effet, s'y réveillent: deuils récents, solitudes et, surtout, chagrins des brouilles familiales.

Faire ce que l'on peut pour apaiser tout cela, puis remporter le combat en décidant d'être heureux ce jour là, quoi qu'il arrive.

25 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Démocratie

Hitler   Le pen
Je n'oublie jamais que Hitler est arrivé au pouvoir par la voie démocratique. 

Je n'oublie jamais que Le Pen n'est pas arrrivé au pouvoir grâce à la voie démocratique.
 

25 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Copenhague et les sables mouvants

  Sirène    Goya

On
a oublié d'inviter à Copenhague un partenaire essentiel, composé d'air, de feu, d'eau et d'êtres vivants… C'est un pays dont nous sommes tous issus… la " »Biogée », pour dire en un seul mot la vie et la Terre.

Nos institutions ne peuvent plus désormais se contenter de jeux à deux [nations et nations]… Il y a un tableau de Goya, Duel à coups de gourdin ... On y voit deux hommes se battre avec des bâtons. De ce jeu à deux, qui va sortir gagnant ? Quand Hegel met aux prises le maître et l'esclave, il donne le résultat de leur lutte (l'esclave devenant le maître du maître), mais il oublie de dire où se déroule la scène. Goya, qui est peintre, ne peut pas se permettre cet oubli, et il situe cette bagarre... dans les sables mouvants. A mesure que les deux hommes se tapent dessus, ils s'enfoncent ! Et voilà pourquoi le jeu à trois, aujourd'hui, devient indispensable.

Les hommes politiques peuvent continuer de gérer leurs conflits de façon stratégique, guerrière ou diplomatique : tant qu'ils oublieront de représenter la Biogée, ils s'enfonceront dans les sables mouvants. A Copenhague, j'aurais voulu que ce tableau soit au milieu de l'amphithéâtre !

(Interview de Michel Serres au « Monde » le 21 décembre)

24 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Ciel ! Mamie couche !

Cadre supérieur Top woman Vieillard
Il y avait le mythe du supercadre, jamais fatigué, excellent manager. Il y avait aussi le mythe de la superwoman, 89.69.95, menant de front son job, ses amants, son mari et ses enfants. Voici qu'apparaît le mythe du supersenior. Comme il n'a plus charge de famille ni de job, il ne lui reste plus apparemment qu'un créneau pour exister : le sexe. Je découvre dans le Nouvel observateur de cette semaine le mythe du papy (ou mamie) superbaiseur.

Ce n''est pas que les vieux vivent leur sexualité qui me chiffonne, c'est l'utilisation du mythe. Je suis (très) irrité parce que, si certains seniors ont la chance d'être en excellente santé et de faire des galipettes comme des jeunots de 20 ans, tant mieux pour eux, mais beaucoup d'autres n'ont pas cette chance.

Ouste, le mythe, dehors !

16 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le grand salaud

Repas mariage
Le royaume de Dieu n'est pas de tout repos car le grand salaud tente sans cesse d'y entrer, déguisé en costume de vertu.

Il se glisse sous une apparence trompeuse, comme le ferait un inconnu que l'on aurait invité à une soirée festive juste sur sa bonne mine.

L'invité profite de l'ambiance amicale pour semer la zizanie,  dresse les gens les uns contre les autres et gâche la fête par des propos malsains qui gênent tout le monde.

Il en va du Royaume qui lutte comme du maître ou de la maîtresse de maison qui, appelé au secours par quelques invités, prend le grand salaud par le col, sans chercher à comprendre, sans discuter, et qui lui montre la porte en disant d'une voix forte : "Dehors!"

15 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Fleur de vie

Vieil homme
L'entrée dans le royaume de Dieu est comparable à la volonté d'un vieil homme qui veut sortir de de sa prison de rage triste dans laquelle il se désespère pour tout ce qu'il a gâché, pour ses ambitions déçues, pour tout ce qu'il n'a pas osé faire dans sa vie mais aussi, hélas,tout ce qu'il a parfois osé faire.

Et voici que, dans la nuit du coeur apparaît soudain une lumière qui éclaire son aujourd'hui, comme une envie de vivre fraîche, intacte et formidable d'espérance: c'est la lumière du Royaum, celle qui donne envie de vivre.

15 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Conférence POSTURE DE COACH, 14 déc. à Strasbourg

Stras
Lundi soir 14 décembre
, à Strasbourg

Maison des associations, place des orphelins a 18h30

Conférence sur la POSTURE DE COACH

Pour le diaporama support de la conférence, cliquer sur Téléchargement Posture-de-coach-strasbourg

 

14 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La photo porno

Photo porno
Il en va du royaume de Dieu comme de ce couple qui, en rentrant des obsèques du vieux papa, découvre une photo porno sous le matelas, ne dit rien, déchire la photo et n'en parle à personne, jamais.

04 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les papiers confidentiels

Insonie
Il en va du royaume de Dieu comme d'un salarié qui a égaré des papiers confidentiels, ce genre de documents qui évoque des tierces personnes, ou bien des secrets d'entreprise. Il l'a perdu et n'en dort pas la nuit.

Le royaume de Dieu est semblable à la joie qu'a cet homme parce que, dans le tiroir de son bureau, il retrouve un matin les papiers dans une enveloppe anonyme et que personne, jamais, n'évoque ensuite cela devant lui. Quelqu'un a compris sa détresse et l'a secouru.

04 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Où sont passés les génies?


Il y a quelques dizaines d'années
, on avait encore sous le bras quelques génies. Il y avait Camus et Duras, Picasso et Giacometti, Sartre et Mauriac, Einstein... 

Les derniers grands physiciens nucléaires qui s'étaient encontrés au congrès Solvay vivaient encore.

Congrès solvay

Car tout ce petit monde se rencontrait.

Brel rencontrait Brassens et Léo Ferré Brel Brassens

Camus rencontrait Sartre et Simone de Beauvoir Camus sartre

De Gaulle prenait Malraux comme ministre De gaulle malraux

Plus loin dans le temps, Verlaine se disputait avec Rimbaud

 Verlaine Rimbaud

Encore plus loin , Musset faisait des galipettes avec George Sand

 Musset sand
 

Mais maintenant ? Je vous en prie, dites moi : qui sont les grands de notre temps? Je ne vous parles pas des stars du show biz, de l'art contemporain ou de la littérature contemporaine, et parmi eux leqs artistes dont la notoriété ne vient que de leur talent à  rabaisser le génie des temps passés. Je ne vous parle pas de ceux et celles dont on parle, mais de ceux-là qui avaient quelque chose de grand à nous dire, qui éclairaient leur temps et nous offraient, par leur personne et leur oeuvre un bout d'éternité. Ceux et celles qui continuent à nous l'offrir après leur mort.

Est-ce que je me trompe si je dis qu'il n'y a plus personne ?

Si, il y en a. Quelques cinéastes, quelques acteurs. Des chanteurs et des compositeurs.

Parfois, un "génie" apparait sur le devant de la scène parce qu'il meurt. Lévi strauss s'en va et tout le monde parle de lui pendant deux jours alors qu'il n'était connu que d'une frange cultivée. Avez vous lu Lévi Strauss ?

Je vous en prie, éclairez moi : où sont passés les génies qui nous faisaient tant de bien? Est-ce qu'ils se cachent ? Est-ce qu'on les découvrira dans cent ans ? Est ce que nous commençons un hiver culturel semblable à celui que vécut l'occident à la fin de l'empire romain? Peut être après tout nous faut il quelque temps pour digérer la richesse apportée par les génies des siècles passés.

Dites moi.

04 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

L'amour toute la nuit

Couple faisant l'amour 
Il en va du royaume de Dieu comme de ce couple qui se réjouit à l'idée de faire l'amour toute la nuit mais qui s'arrête juste avant le premier moment suprême parce que le gamin pleure dans la chambre à côté et qu'il faut s'en occuper.

Le royaume de Dieu est semblable à ce couple qui reprend hardiment ses galipettes une fois que le gamin s'est rendormi.

02 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La maman et Noël

Enfant triste 
Il en va du royaume de Dieu comme de
ce que fait cette maman dont les enfants sont fâchés à mort mais qui continue tout de même à les inviter chez elle pour le réveillon de Noël. Elle sait qu'ils ne viendront pas, mais elle invite tout de même. On ne sait jamais;

02 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le père, l'enfant et les sous

Garçon et père 
Il en va du royaume de Dieu comme de ce père qui revient à la maison une ride sur le front parce qu'il a des gros soucis financiers et qu'il ne voit pas de solution. Comment va t-il faire vivre sa famille ? Il a besoin de trouver rapidement quelques milliers d'euros. Son petit garçon voit la ride et demande ce qui se passe, et le père le lui dit en soupirant.

Le royaume de Dieu est semblable à ce que fait le qarçon qui va chercher sa tirelire et dit à son père qu'il a 17 euros et qu'il peut lui en donner une bonne partie pour se sortir d'affaire.

Le royaume de Dieu est semblable au père qui accepte de bon coeur dix euros pour rassurer son petit garçon.

02 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Grand-père

Grand père
Il en va du royaume de Dieu comme d'un grand père qui emmène jouer ses deux petites filles dans un parc et se réjouit de les voir courir, sauter, jouer et s'amuser. Il les laisse faire ce qu'elles veulent mais les avertit quand il y a du danger.Il ne s'offusque pas lorsqu'elles lui disent : "grand-père, laisse nous tranquille !" et qu'elles font alors leurs petits jeux dans un coin, babillant et riant tandis que le grand père se promène, admire la nature et se réjouit.

Ainsi en est-il du Royaume pour nous les adultes, lorsque Dieu se réjouit de nous voir créer, nous amuser, travailler ou aimer. Il prend au sérieux son rôle de gardien de nos vies si nous le chargeons de nous prévenir en cas de sortie du Royaume. Il ne s'offusque pas lorsque nous le prions de nous laisser tranquilles, parce que c'est notre intimité.

20 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le beau-frère

Tas de bois
Il en va du royaume de Dieu comme de cinq stères de bois livrés en tas pour l'hiver et qu'il faut ranger sous un appentis. Mais voilà, on a le dos en compote et on ne peut pas. C'est alors que le beau frère, la belle soeur et l'ado qui est avec eux, tous de passage, sacrifient deux heures de leur courte après-midi et peinent de leurs bras pour faire le travail.

20 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La chambre rangée

Chambre rangée
Il en va du royaume de Dieu comme de deux femmes qui viennent ranger la chambre d'un invalide, le matin du départ d'un centre de vacances, à la fin dun séjour d'été. Il faut laisser la chambre propre et porter les valises mais voilà, on ne peut pas. C'est alors que deux femmes arrivent et prennent tout en charge, comme ça, sans qu'on leur ait demandé, sans même savoir qu'elles sont pile poil dans le Royaume.

20 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

For men only ?

Ce n'est qu'une pub, mais certaines (au moins pour les hommes) se regardent mieux que d'autres... clip aérien

 

28 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'évangile au coeur: crier, pas prier.

11 l'église  La belle église de Lescun en Pyrénées est pleine à craquer : c'est aujourd'hui la "sainte Eulalie", la patronne de ce petit village de montagne. Le prêtre béarnais, avec passion, parle de Bartimée, l'aveugle de l'évangile.

Résumons : Bartimée entend dire que Jésus passe et il hurle : "Jésus, fils de David, aie pitié de moi !" On tente de le faire taire, mais il hurle encore plus fort. Alors, Jésus s'arrête et traite le cas.

Face à notre propre souffrance, nous réagissons suivant notre structure psychique. Selon la grille des "drivers" de l'Analyse transactionnelle, les "Fais plaisir" geignent, les "fais effort" rouspètent et les "sois fort " endurent sans rien dire. Mais lorsque l'intensité de la souffrance augmente, lorque le mal apparait dans toute son horreur, la plainte et la révolte apparaissent presque toujours. On hurle, comme ma vieille dame de l'autre jour.

L'évangile d'aujourd'hui loue le cri. IL ne faut pas prier Dieu quand on a trop mal, mais crier, hurler, rouspéter, accuser ou même blasphémer, mais toujours vers Dieu. Ne pas rester tout seul avec sa souffrance. Ne pas lâcher le lien.

26 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Trop de souffrance : que faire ?

Main de vieille
Dans cet hôpital de banlieue où j'accompagne un proche, la salle d'attente retentit des gémissements d'une vieille femme assise dans un fauteuil roulant : "J'ai mal... j'ai mal... Mon Dieu... maman..." La réceptionniste, de temps en temps, lui dit qu"on va venir. Personne ne bouge, personne ne va vers elle, moi non plus. 

La plainte devient insupportable, elle me casse les oreilles. Pourquoi la laisse t-on là ? Que fait le personnel ? Heureusement, notre rendez-vous intervient rapidement, je file, soulagé.

Mais, dans l'espace d'attente du scanner où je suis entré accompagner mon proche, une infirmière ramène le fauteuil de la vieille dame, le met derrière un paravent, et ça continue : "Mon Dieu... j'ai mal... s'il vous plait... j'peux plus... j'ai envie de vomir ... mon Dieu..." Une femme en blouse blanche arrive enfin, lui dit qu'on va s'occuper d'elle, puis disparait.

Cette plainte est horrible. Moi aussi, je n'en peux plus. Et tout à coup, je réalise que Dieu, ici, c'est moi. Ah ! Evêque Irénée de Lyon, tu disais :  "Deus hominem fecit ut homo fieret Deus", c'est à dire  Dieu a fait l'homme pour que l'homme devienne Dieu. Je suis Dieu mais voilà : je ne peux rien faire ! Je n'ai aucune compétence médicale et puis, j'ai peur : si je parle à cette femme, elle va me demander une aide que je ne peux pas lui donner.

Que faire, mon Dieu, que faire ? Claudel n'écrivait-il pas : " Contre le mal, il y a toujours humblement quelque chose à faire."

On peut toujours faire quelque chose.

26 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Une femme amoureuse

Tagore

(C’est de Rabindranath Tagore, un poète hindou du 20ème siècle. C’est si beau qu’on ne sait pas si on doit sourire ou pleurer.)

Où te tiens-tu donc derrière eux tous, mon amant, te cachant dans l’ombre ? Ils te bousculent en passant sur la route poudreuse, et ne tiennent nul compte de toi. J’use ici de pénibles heures à étaler pour toi mes offrandes, mais ceux qui passent enlèvent mes fleurs une à une, et ma corbeille est bientôt vide.

Le temps du matin est passé, et le midi. Dans l’ombre du soir mes yeux sont chargés de sommeil. Ceux qui rentrent chez eux me dévisagent et leur sourire m’emplit de honte.  Je suis assise, pareille à la jeune pauvresse, ramenant le pan de ma robe sur mon visage et quand ils me demandent ce que je veux, je baisse les yeux sans répondre.

Oh ! Comment, en vérité, pourrais je leur dire que c’est toi que j’attends et que tu m’as promis de venir. Comment, par pudeur, leur avouerais-je que j’ai pris cette pauvreté pour douaire ? Ah ! J’étreins cet orgueil dans le secret de mon cœur.

Je suis assise dans l’herbe et contemple le ciel, et rêve à la soudaine splendeur de ta venue ¾ tout en flammes, des ailes d’or battant autour de ton char, et eux sur le bord de la route, bouche bée à te voir descendre de ton siège, me ramasser dans la poussière et asseoir à ton côté cette pauvre fille en haillons, de honte et d’orgueil toute tremblante, comme une liane dans la brise d’été.

Mais le temps coule et je n’entends toujours pas le bruit de la roue de ton char. Des processions nombreuses passent, menant grand train et dans une rumeur de gloire. N’y a-t-il donc que toi qui t’obstines à rester dans l’ombre et derrière eux tous ? N’y a-t-il donc que moi qui m’obstine à attendre, à pleurer, à fatiguer mon cœur de vain espoir ?

25 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'évangile au coeur: le jeune homme triste

Jeune homme triste 

Résumons la scène : un jeune homme riche demande à Jésus ce qu'il faut faire pour avoir la vie éternelle et le Christ lui enjoint d'abord de respecter les commandements de Dieu. Puis, comme le jeune homme dit qu'il les respecte, Jésus lui demande de vendre tous ses biesn et de le suivre. Le jeune homme quitte Jésus, tout triste.

Heureusement, à un premier niveau, je ne suis plus tout jeune et, sans être pauvre, je ne suis pas richissime. Ma première conclusion : cette histoire ne s'applique pas à moi.

De plus, ce jeune homme est "nickel", genre gendre idéal. Il est "parfait", religieusement et moralement. Ma seconde conclusion : ce passage ne s'applique vraiment pas à moi puisque je ne suis pas parfait.

Continuons : Jésus semble pourtant l'apprécier, ce jeune homme parfait, lui qui d'habitude a plutôt un faible pour ceux qui, justement, ne le sont pas. Haha ! Qu'est-ce qui retient l'intérêt du Christ ? Comme c'est presque toujours le cas lorsqu'il s'adresse à quelqu'un , je peux légitimement supposer que Jésus pressent pour ce jeune homme une vie plus intense, plus belle, plus joyeuse.

L'évangile poursuit : "Le jeune homme s'en alla tout triste parce qu'il avait de grands biens".

Morale habituelle (assez normale compte tenu de ce que Jésus  dit ensuite sur l'argent): "Attention à la richesse etc." Dans la bonne tradition de ma famille chrétienne, ce passage m'a donc toujours interrogé sur mon rapport à l'argent .

Mais dimanche dernier, soudain, illumination ! Le mot clef (pour moi, j'entends ) ne concerne pas l'argent mais la TRISTESSE du gars. Et tout change. Ce n'est plus une histoire de perfection ni de richesse qui interroge, mais c'est CE QUI REND TRISTE.

Qu'est-ce qui nous rend TRISTE ? Pour chacun, c'est différent ! Je crois que c'est cela qu'a vu le Christ: la tristesse du gars. C'est pour ça qu'il a aimé ce jeune homme; il aurait tant aimé que ce jeune abandonne sa tristesse !

Je ne vais pas vous dire ce qui me rend habituellement "triste" (spirituellement parlant, s'entend),question de pudeur, mais je peux vous assurer que cela n'a rien à voir avec l'argent !

 

 

23 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La bible en grec : attention !

Photo 045  Je me suis offert ce matin, enfin, une bible en grec, la fameuse "Septante"* D'un côté le français, de l'autre le grec. je vais ENFIN pouvoir vérifier certains mots dont le sens habituel me trouble: "volonté de Dieu", "royaume de Dieu", "Dieu tout puissant de " etc. 

Ciel ! Qu'ai-je fait ! Je réalise que je cherche, en fait, à me conforter dans mes propres idées sur ce qu'a pu dire le Chist, ou d'autres. Vais-je "triompher" parce que l'écriture grecque, plus ancienne et donc plus proche du texte original, me conviendra  ? Vais-je déchanter parce que les mots que je pensais déformés, en fait, ne le sont pas ? Et, en ce cas, vais je me dire  que cela vient des auteurs grecs, parce qu'ils furent prisonniers de leur culture et ont transformé les paroles que Jésus disait en araméen ?

Lorsqu'un croyant s'appuie sur des textes "sacrés", la tentation le guette de les lire seulement avec l'ntelligence, et donc de rester psychologiquement prisonnier de ses croyances, de ferrailler avec les mots et de s'enferrer.

C'est cela qu'il faut dépasser, en allant toujours et encore encore à la source même du sacré, c'est à dire ce qui nous touche au coeur.

19 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

Gentillesse dans le métro

Photo 047  Dans le métro, je prends encore ma canne car la douleur d'une ancienne sciatique revient parfois me faire souffrir. Ce matin, comme souvent, une femme m'aperçoit avec ma canne et m'offre son siège. Je la remercie et elle me dit : "Votre canne est bien belle..."

Nous nous mettons à parler, le temps de trois stations. Un petit bonheur, quoi... Une merveille.
 

19 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Elle se fait embrasser par un inconnu

Cette histoire vraie m'a été racontée hier.

Femme émue
Une femme est au restaurant et va aux toilettes. Là, il y a un homme.

Alors, elle lui demande la prendre dans ses bras, juste dans ses bras. L'homme est très surpris mais acquiesce. la femme reste là un long moment, bien serrée entre les bras de l'homme qui l'étreint. Puis elle le remercie et le quitte.

L'homme retourne dans la salle de restaurant et y revoit la femme à l'une des tables. Elle ets visiblement avec son mari. Celui ci n'a pas de bras...


03 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un emménagement "vertueux"

Aristote  J'ai emménagé cette semaine dans un nouveau logement au 36 rue Salvador Allende 92000 NANTERRE. Merci donc de noter ma nouvelle adresse postale ainsi que ma nouvelle adresse mail : delivre.fran@gmail.com

Tout s'est très bien passé, ce fut "vertueux." au sens aristotélicien du terme.

Attention au mot ! Selon  Aristote, la vertu n'est pas "morale". Elle est simplement l'expression d'une juste insertion dans un monde harmonieux et ordonné: le "cosmos". Il parle ainsi d'un "cheval vertueux", c'est à dire qui fait ce qu'on attend d'un cheval. De même, un "oeil vertueux" est celui qui voit comme il faut.

Cette perception (occidentale s'entend) d'une juste insertion dans un cosmos a perduré jusqu'à la révolution copernicienne, car l'église catholique s'était emparée de ce paradigme grec en l'ajustant à sa propre vision d'un monde relié au divin chrétien.

Mon emménagement a été "vertueux" parce que les choses ont trouvé leur place dans le nouveau logis, tout naturellement, parce que les petits problèmes se sont résolus comme par miracle... Comme si le monde, les choses et les gens conspiraient pour que tout se déroule harmonieusement.

La notion de "vertu" ci dessus a repris depuis peu du poil de la bête sous l'influence de deux façons de voir le monde auxquelles bien des personnes sont sensibles :  les spiritualités orientales d'une part, la vision écologique de l'autre. De nouveau, la notion de "juste place" dans une certaine réalité universelle intéresse les gens.

Pour en savoir plus, lisez ou écouter Luc Ferry dans Apprendre à vivre. C'est lui qui m'a appris toutes ces choses que je vous transmets à mon tour.

 

 

24 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Coacher pour la première fois

9782212544121

Mercredi 16 septembre : lancement du livre "Coacher pour la première fois", écrit par les enseignants de l'Académie du coaching.

Etant co-auteur, je suis mauvais juge. Je pense pourtant qu'il s'agit d'un livre d'un professionnalisme extrêmement solide, pour les jeunes coachs comme pour les seniors.

Je n'ai pas pu m'empêcher, lors de la soirée qui comportait aussi une remise de diplômes pour de nouveaux certifiés, de comparer les coachs aux professeurs de littérature : ils sont en effet (ou devraient être) des ENSEIGNANTS DE L'ÊTRE.

18 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un homme comme nous ? (René Bousquet)

Bousquet

(à partir de l'émission sur France 2 du 18 septembre)

Bousquet : un homme qui a fait comme nous faisons souvent lorsque nous faisons le mal : ne pas faire tout le mal possible, pour se soulager la conscience ou bien par calcul. Faire quelques exceptions à partir desquelles on pourra donc dire qu'on a fait un peu de bien.

Mais il n'a pas fait ce que nous devons tous faire : accéder à une saine culpabilité.

18 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La femme soucieuse

Femme soucieuse Elle a de tels soucis que la bataille navale que remportèrent les grecs sur les perses en 480 avant J.C.

Solution écrite à l'envers : enim al àc (enalimaS)

14 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La poupée de chiffons

Poupée chiffons Une fillette avait une poupée de chiffons, vieille et délabrée, qu'elle aimait comme aiment les enfants. Un jour, une stupide grande personne lui dit : «Pourquoi aimes-tu tellement cette horreur, quand il y a tant de poupées et d'autres jouets si jolis ?» La petite fille, bouleversée de douleur, se saisit de sa poupée, l'embrasse avec passion, et lui dit : «Voilà ! Maintenant, tu es belle.»

 

(D'après le commentaire 247 des "dits de Jésus" de Fr. Hermant, moine à en Calcat)

07 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un amour

HENRIOT  Vous avez seize ans et votre professeur de philosophie vous a pris en amitié. Souvent, vous allez souvent chez lui pour parler. Vous avez pour lui un immense respect.

C'est son épouse qui vous ouvre la porte, toujours. Elle est si belle que vous ne savez pas comment la regarder. Parfois, quand son mari est en retard, elle vous fait entrer dans la cuisine et là, vous parlez tous les deux. Elle vous interroge sur vous, vos études, vos passions. Elle est femme jusqu'au bout des doigts et, lorsqu'elle regarde ailleurs, vous osez regarder le corsage qui se soulève, ses reins et la masse de ses cheveux qui ruisselle sur son dos. Vous brûlez de fièvre et de désir. Le soir, dans votre lit, vous vous caressez le corps en pensant à elle. Vos rêves à son égard sont d'une extrême audace.

Vous l'aimez tellement qu'il faut que quelque chose se passe. Alors vous décidez de partir étudier à l'étranger, encouragé par votre professeur qui ne se doute de rien et ne voit que votre ambition. Il faut fuir, oublier le feu qui vous dévore. Le jour de votre départ, vous allez la voir. Elle vous embrasse maternellement et vous dit : "Ecris moi,  je m'ennuie parfois tellement".

Pendant quatre années, vous lui envoyez des lettres sages qui racontent votre vie, vos études. Ce sont des lettres très correctes qui peuvent traîner sur le coin de sa table. Mais le soir, vous lui écrivez d'autres lettres et celles-ci sont brûlantes. Vous ne les lui envoyez pas, bien sûr.

Quatre ans après, vous sonnez à nouveau à la porte pour revoir votre professeur et c'est elle qui vous ouvre . Elle est si heureuse de vous retrouver ! Elle vous accueille, vous fait parler et vous reproche gentiment de ne pas lui avoir assez écrit.

Alors, vous tirez de votre poche vos lettres secrètes et les lui donnez. Elle prend le paquet, ouvre, lit. Cela dure très longtemps. Vous la voyez s'attendrir, sourire, pleurer et parfois rougir. Puis elle se lève, va à la fenêtre et vous la suivez. Elle se retourne et de son doigt, touche lentement votre visage, votre barbe naissante. Vos visages s'approchent et un instant, un court instant, vos lèvres se touchent, s'ouvrent un peu. Vos langues s'effleurent.

Elle recule, devient sévère et dit : "Ne fais plus jamais cela". Puis ses traits se détendent et c'est comme une moue de petite fille. Elle ajoute : "Je t'en supplie..."

31 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le mot de la fin

Rire Jeudi 27 août, en fin de matinée, après ma conférence introductive du congrès ICFF 2009, la table ronde sur les règles du jeu se terminait. On m'a demandé le mot de la fin et, comme il était 13 h, j'ai dit que c'était le mot de la faim. Alors, on a bien rigolé avec toute la salle et j'étais très fier de moi.

31 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Devenir guide spirituel

Abbé pierre Au fond, c'est assez facile d'être un guide spirituel. Il suffit d'entrer en lien avec l'autre comme Jésus l'aurait fait concrètement. Il y a des tas d'exemples dans l'évangile, avec des gens très différents. Ne pas copier l'attitude, bien sûr, puisque chaque rencontre est unique, mais avoir l'esprit qui l'animait à ce moment là. Questionnements, silences, parfois véhémence, presque toujours tendresse, compassion où l'on est pris au ventre par la détresse d'autrui. Ne rien imaginer à l'avance, bien sûr, ne pas avoir de méthode.

Et en même temps, c'est une tâche impossible, parce que personne ne peut être comme ce Jésus homme Dieu.

Oh ! quelle confiance est nécessaire !

31 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Apprentissages

Dieu pervers  Chez Maurice Bellet (Le Dieu pervers), j'apprends que voir en Dieu un être pervers est l'ultime tentative de Thanatos pour salir le visage divin : nous faire croire que dans l'amour même de Dieu se trouve sa jouissance perverse, celle qui prendrait son plaisir à exiger de nous l'obéissance et le sacrifice. Bouh ! Va t'en Thanatos ! Fous le camp, ouste dehors !

Avec André Louf (la grâce peut davantage), j'abandonne enfin une illusion tenace: 'être un jour en règle avec mon Dieu.

Bon, tout ça donnera peut être matière à deux "brefs" l'an prochain.

29 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les contes

Grimm 

"Les enfants ont besoin d'histoires pour s'endormir et les adultes pour se réveiller"

(Anselm Grün, moine) 

 La photo est celle des frères Grimm, mais ne racontez pas leurs histoires, car il est bien connu que le Grimm ne paie pas.

25 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Le coq

Aragon "Au plus noir du malheur, j'entends le coq chanter"

                                                Aragon

23 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A mon côté, de mon côté

DIEU  Dire que Dieu est de mon côté, c'est le "Gott mit uns" des nazis. Ce fut le recours au nom de Dieu des croisés et des inquisiteurs. C'est le recours à Allah des intégristes musulmans qui tuent au nom de Dieu. C'est l'horreur de ceux et celles qui se prennent pour Dieu, ou pour les instruments de la volonté divine. Psqychologiquement, c'est de la toute puissance. Spirituellement, c'est la faute par excellence.

Mais croire que Dieu est à mon côté, c'est complètement différent. Cela signifie que je lui demande de cheminer avec moi quoiqu'il arrive, même si je me trompe parfois de direction, ou si je trébuche. C'est moi qui décide de ma route, j'en suis responsable, pas lui. Mais je lui demande de rester à mon côté pour me parler, me mettre en garde, me guider, m'aider, se réjouir avec moi, me réjouir avec lui.

13 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

PRIERE DE METTRE ICI VOTRE PHOTO

"Connais toi toi même", demande la philosophie depuis des siècles. Quelle belle voie ! Mais quelle difficulté ! Car dans la connaissance de soi, nous ne sommes pas pour nous même un objet que l'on pourrait examiner ou disséquer. Nous sommes un sujet qui a conscience de lui même en train d'avoir conscience.

Au moment même où je dis "voilà qui je suis", j'ai tort car le fait même de l'énoncer change mon identité.

 

27 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Eclectisme et zapping: Leibniz

Leibniz Etre éclectique, c'est s'aventurer dans de multiples domaines. La vie de Leibniz en offre une belle illustration. Docteur en droit à vingt ans, diplomate à vingt huit, bibliothécaire, historien, physicien, géologue, théologien, ilo fut aussi le mathématicien de génie qui inventa le calcul infinitésimal,les dérivées et les "puissances" des nombres. Il fut le philosophe des "monades", ces atomes d'énergie qui forment selon lui la substance de l'univers.

Le zapping est du même ordre. Il s'aventure lui aussi mais il ne crée rien. Il touche à tout, mais ne s'attarde pas assez, ne travaille pas assez pour que le génie exploratoire faisse naître un fruit.

Du second au premier, il n'y a guère qu'une voie possible : le travail.

 

23 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Propos acide

VINAIGRE  Avez vous remarqué qu'avec les personnes au visage ascétique, les relations tournent souvent au vinaigre?

19 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Erratum - Désolé - Sorry- Conte à écouter

Champ de blé Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'histoire de mon conte "Juillet Aout Septembre" (fausse prononciation d'Aout en "OU"), la véritable étymologie de "Août" (prononcer A- OUT) vient du fait que l'on y est généralement en vacances, c'est à dire "out".

Je vous présente toutes mes excuses.

Profitez en pour le réécouter (4 minutes). Téléchargement 9 - Juillet ou septembre

18 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La vérité

Femme nue Dans sa préface de "la Religieuse" de Diderot, Henri de Montherlant donne son principe : "La vérité, rien que la vérité mais pas toute la vérité"

Jolie formule. La vérité est comme une femme nue, elle attire les regards. Mais à vouloir la posséder toute entière, on fait bien des bêtises.

15 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le jeûne est moral

Diète Car la diète (est) éthique.

12 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Fana de radis

Radis Quand on aime les radis, c'est évident, on en est un "fan" !

11 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Devinette sympa

Girafe Je l'avoue, j'ai séché au jeu des mille euros à la question suivante

Quel est l'animal qui marche sur la tête ?

La réponse n'est pas la girafe, bien sûr, mais (écrit à l'envers pour que vous cherchiez un peu) el oup

Ah le jeu des 1000 euros ! Aussi sympa que les pt'its bateaux le soir. Vive France inter !

10 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Passer du temps à la philo ?

Nietzsche Bonjour M. ,

Je pensais à toi ces jours ci en reprenant encore une fois « l’étonnement philosophique » de Jeanne Hersch. Une question qui vient souvent de soi même ou des autres, lorsqu’on étudie la philo, c’est : « et alors, concrètement, ça change quoi concrètement dans la vie d’ étudier tout ça ? Qu’est-ce que l’être ?... Comment puis-je être certain que j’existe ? … Comment distinguer le bien du mal ?... etc. Si c’est pour de la jouissance intellectuelle, on peut prendre son plaisir comme ça, mais il y a d’autres moyens de se faire plaisir,  d’autant plus qu’il n’y a jamais en philo de réponse définitive à une question. Et puis, passé le moment philosophique, il faut bien retourner à l’épluchure des patates.»

Je me pose cette question. Mon apprentissage de la philo est-il un passe temps au même titre que les mots croisés ? Je vois une précaution et une objection.

La précaution, c’est que pour parler philosophie avec quelqu’un, il est bon d’avoir un « contrat de temps philosophique », accepter l’accord selon lequel on entre sur ce terrain là. Sinon, on s’expose à un coup de jarnac du type « et alors ? » Lorsque Comte Sponville et Ferry discutent philo à deux dans leur livre « sagesse des modernes », ils ont un tel accord. Mais lorsque Socrate discute avec Calliclès dans le Gorgias, il n’y a pas vraiment un tel accord et ça tourne au vinaigre relationnel.

L’objection, c’est que, lorsqu’on relègue les questions philosophiques dans l’arrière coin de la réflexion inutile, on ne peut pas vraiment les y cadenasser. Sans cesse, elles reviennent par la bande et nous nous redemandons à nouveau « Qu’est-ce que l’être ?... Comment puis-je être certain que j’existe ? … Comment distinguer le bien du mal ?... etc »

10 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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