Babayote a entendu parler de Garçon-qui-pète, celui qui passe son temps à envoyer des flèches Pan dans le mille, prout. Magnifique ! Il va voir Garçon-qui-pète et le regarde, première flèche : Pan dans le mille, prout. Magnifique ! Deuxième Flèche Pan dans le mille, prout. Magnifique ! Troisième flèche : Pan dans le mille, prout. Magnifique ! et comme ça jusqu'à dix flèches. Mais Garçon-qui-pète est un sage, il se repose après chacun de ses pets.
Babayote a volé l'arc de Garçon-qui-pète et il s'amuse à lancer des flèches, il rate sa cible mais il s'en fout, il bande l'arc, tire et pète, prout. C'est laid, ça sent mauvais et ça pue mais Babayote s'en fout, il tire tire tire comme ça des dizaines de fois et il se roule par terre de rire.
Il a tellement tiré, Babayote, et tellement pété, que son cul en a été fatigué, il est devenu tout ridé. C'est pour ça qu'on a tous et toutes des rides autour du petit trou, c'est la faute à Babayote.
(Inspiré de Partition rouge, poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord)