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Grand-père

Grand père
Il en va du royaume de Dieu comme d'un grand père qui emmène jouer ses deux petites filles dans un parc et se réjouit de les voir courir, sauter, jouer et s'amuser. Il les laisse faire ce qu'elles veulent mais les avertit quand il y a du danger.Il ne s'offusque pas lorsqu'elles lui disent : "grand-père, laisse nous tranquille !" et qu'elles font alors leurs petits jeux dans un coin, babillant et riant tandis que le grand père se promène, admire la nature et se réjouit.

Ainsi en est-il du Royaume pour nous les adultes, lorsque Dieu se réjouit de nous voir créer, nous amuser, travailler ou aimer. Il prend au sérieux son rôle de gardien de nos vies si nous le chargeons de nous prévenir en cas de sortie du Royaume. Il ne s'offusque pas lorsque nous le prions de nous laisser tranquilles, parce que c'est notre intimité.

20 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le beau-frère

Tas de bois
Il en va du royaume de Dieu comme de cinq stères de bois livrés en tas pour l'hiver et qu'il faut ranger sous un appentis. Mais voilà, on a le dos en compote et on ne peut pas. C'est alors que le beau frère, la belle soeur et l'ado qui est avec eux, tous de passage, sacrifient deux heures de leur courte après-midi et peinent de leurs bras pour faire le travail.

20 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La chambre rangée

Chambre rangée
Il en va du royaume de Dieu comme de deux femmes qui viennent ranger la chambre d'un invalide, le matin du départ d'un centre de vacances, à la fin dun séjour d'été. Il faut laisser la chambre propre et porter les valises mais voilà, on ne peut pas. C'est alors que deux femmes arrivent et prennent tout en charge, comme ça, sans qu'on leur ait demandé, sans même savoir qu'elles sont pile poil dans le Royaume.

20 novembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

For men only ?

Ce n'est qu'une pub, mais certaines (au moins pour les hommes) se regardent mieux que d'autres... clip aérien

 

28 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'évangile au coeur: crier, pas prier.

11 l'église  La belle église de Lescun en Pyrénées est pleine à craquer : c'est aujourd'hui la "sainte Eulalie", la patronne de ce petit village de montagne. Le prêtre béarnais, avec passion, parle de Bartimée, l'aveugle de l'évangile. Résumons : Bartimée entend dire que Jésus passe et il hurle : "Jésus, fils de David, aie pitié de moi !" On tente de le faire taire, mais il hurle encore plus fort. Alors, Jésus s'arrête et traite le cas.

Face à notre propre souffrance, la réaction varie suivant notre structure psychique. Selon les "drivers" de l'Analyse transactionnelle, les "fais plaisir" geignent, les "fais effort" rouspètent et les "sois fort " endurent sans rien dire. Mais lorsque l'intensité de la souffrance augmente, lorque le mal apparait dans toute son horreur, la plainte et la révolte apparaissent presque toujours. On hurle, comme ma vieille dame de l'autre jour.

L'évangile d'aujourd'hui loue le cri. Ne pas prier Dieu quand on a trop mal: crier. Hurler, rouspéter, accuser ou même blasphémer, mais toujours vers Dieu. Pas tout seul, pas dans le vide. Ne pas lâcher le lien.

26 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Trop de souffrance : que faire ?

Main de vieille
Dans cet hôpital de banlieue où j'accompagne un proche, la salle d'attente retentit des gémissements d'une vieille femme assise dans un fauteuil roulant : "J'ai mal... j'ai mal... Mon Dieu... maman..." La réceptionniste, de temps en temps, lui dit qu"on va venir. Personne ne bouge, personne ne va vers elle, moi non plus. 

La plainte devient insupportable, elle me casse les oreilles. Pourquoi la laisse t-on là ? Que fait le personnel ? Heureusement, notre rendez-vous intervient rapidement, je file, soulagé.

Mais, dans l'espace d'attente du scanner où je suis entré accompagner mon proche, une infirmière ramène le fauteuil de la vieille dame, le met derrière un paravent, et ça continue : "Mon Dieu... j'ai mal... s'il vous plait... j'peux plus... j'ai envie de vomir ... mon Dieu..." Une femme en blouse blanche arrive enfin, lui dit qu'on va s'occuper d'elle, puis disparait.

Cette plainte est horrible. Moi aussi, je n'en peux plus. Et tout à coup, je réalise que Dieu, ici, c'est moi. Ah ! Evêque Irénée de Lyon, toi qui disais :  "Deus hominem fecit ut homo fieret Deus", c'est à dire  Dieu a fait l'homme pour que l'homme devienne Dieu. Mais voilà : je ne peux rien faire ! Je n'ai aucune compétence médicale et puis, j'ai peur : si je parle à cette femme, elle va me demander une aide que je ne peux pas lui donner.

Que faire, mon Dieu, que faire ? Claudel n'écrivait-il pas : " Contre le mal, il y a toujours humblement quelque chose à faire."

On peut toujours faire quelque chose.

26 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Femme jusqu'au bout de l'âme

Tagore

(C’est de Rabindranath Tagore, un poète hindou du 20ème siècle. C’est si beau qu’on ne sait pas si on doit sourire ou pleurer.)

Où te tiens-tu donc derrière eux tous, mon amant, te cachant dans l’ombre ? Ils te bousculent en passant sur la route poudreuse, et ne tiennent nul compte de toi. J’use ici de pénibles heures à étaler pour toi mes offrandes, mais ceux qui passent enlèvent mes fleurs une à une, et ma corbeille est bientôt vide.

Le temps du matin est passé, et le midi. Dans l’ombre du soir mes yeux sont chargés de sommeil. Ceux qui rentrent chez eux me dévisagent et leur sourire m’emplit de honte.  Je suis assise, pareille à la jeune pauvresse, ramenant le pan de ma robe sur mon visage et quand ils me demandent ce que je veux, je baisse les yeux sans répondre.

Oh ! Comment, en vérité, pourrais je leur dire que c’est toi que j’attends et que tu m’as promis de venir. Comment, par pudeur, leur avouerais-je que j’ai pris cette pauvreté pour douaire ? Ah ! J’étreins cet orgueil dans le secret de mon cœur.

Je suis assise dans l’herbe et contemple le ciel, et rêve à la soudaine splendeur de ta venue ¾ tout en flammes, des ailes d’or battant autour de ton char, et eux sur le bord de la route, bouche bée à te voir descendre de ton siège, me ramasser dans la poussière et asseoir à ton côté cette pauvre fille en haillons, de honte et d’orgueil toute tremblante, comme une liane dans la brise d’été.

Mais le temps coule et je n’entends toujours pas le bruit de la roue de ton char. Des processions nombreuses passent, menant grand train et dans une rumeur de gloire. N’y a-t-il donc que toi qui t’obstines à rester dans l’ombre et derrière eux tous ? N’y a-t-il donc que moi qui m’obstine à attendre, à pleurer, à fatiguer mon cœur de vain espoir ?

25 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

l'évangile au coeur: le jeune homme riche (triste)

Jeune homme triste
(Evangile au coeur : Les "dits de Jésus" parlent différement au coeur de chacun, puisque chacun est différent)

Résumons la scène que l'on m'a lue au moins 394 fois à l'église, ou que j'ai lue moi-même, même si je n'aime pas trop: ça me dérange. Heureusement, à un premier niveau, je ne suis plus tout jeune et, sans être pauvre, je ne suis pas richissime. Première conclusion : cette histoire ne s'applique pas vraiment à moi.

Le jeune homme est "nickel", genre gendre idéal. Il est "parfait", religieusement et moralement. Seconde conclusion : ce passage ne s'applique pas non plus à moi puisque je ne suis pas parfait.

Continuons : Jésus semble pourtant l'apprécier, ce jeune homme, lui qui d'habitude a plutôt un faible pour ceux qui, justement, ne sont pas parfaits. Haha ! Qu'est-ce qui retient l'intérêt du Christ ? Comme c'est presque toujours le cas lorsqu'il s'adresse à quelqu'un , je peux légitimement supposer que Jésus pressent pour lui une "vie" plus intense, plus belle, plus joyeuse, que c'est ça qu'il cherche pour lui.

Vous connaissez la suite : Jésus lui demande de "vendre tous ses biens et de donner aux pauvres" puis de le suivre. Et l'évangile poursuit : "Le jeune homme s'en alla tout triste parce qu'il avait de grands biens".

Morale habituelle (assez normale compte tenu de ce que Jésus  dit ensuite sur l'argent): "Attention à la richesse etc." Dans la bonne tradition de ma famille chrétienne, ce passage m'a donc toujours interrogé donc sur mon rapport à l'argent etc.

Mais dimanche dernier, soudain, illumination ! Le mot clef (pour moi, j'entends ) ne concerne pas l'argent mais c'est la TRISTESSE du gars. Et tout change. Ce n'est plus une histoire de perfection ni de richesse qui interroge, mais c'est CE QUI REND TRISTE.

Qu'est-ce qui nous rend TRISTE ? Et pour chacun, c'est différent ! Je crois que c'est ça qu'a vu le Christ: la tristesse du gars. C'est pour ça qu'il a aimé ce jeune homme; il aurait tant aimé que ce jeune abandonne sa tristesse !

Je ne vais pas vous dire ce qui me rend habituellement "triste" (spirituellement parlant, s'entend),question de pudeur, mais je peux vous assurer que cela n'a rien à voir avec l'argent !

 

 

23 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Les lettres / l'être

Les professeurs de littérature savent-ils assez qu'ils sont surtout des enseignants de l'être ?

19 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La bible en grec : attention !

Photo 045  Je me suis offert ce matin, enfin, une bible en grec, la fameuse "Septante"* D'un côté le français, de l'autre le grec. je vais ENFIN pouvoir vérifier certains mots dont le sens habituel me trouble: "volonté de Dieu", "royaume de Dieu", "Dieu tout puissant de " etc. 

Ciel ! Qu'ai-je fait ! Je réalise que je cherche, en fait, à me conforter dans mes propres idées sur ce qu'a pu dire le Chist, ou d'autres. Vais-je "triompher" parce que l'écriture grecque, plus ancienne et donc plus proche du texte original, me conviendra  ? Vais-je déchanter parce que les mots que je pensais déformés, en fait, ne le sont pas ? Et, en ce cas, vais je me dire  que cela vient des auteurs grecs, parce qu'ils furent prisonniers de leur culture et ont transformé les paroles que Jésus disait en araméen ?

Lorsqu'un croyant s'appuie sur des textes "sacrés", la tentation le guette de les lire seulement avec l'ntelligence, et donc de rester psychologiquement prisonnier de ses croyances, de ferrailler avec les mots et de s'enferrer.

C'est cela qu'il faut dépasser, en allant toujours et encore encore à la source même du sacré, c'est à dire ce qui nous touche au coeur.

19 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

Gentillesse dans le métro

Photo 047  Dans le métro, je prends encore ma canne car la douleur d'une ancienne sciatique revient parfois me faire souffrir. Ce matin, comme souvent, une femme m'aperçoit avec ma canne et m'offre son siège. Je la remercie et elle me dit : "Votre canne est bien belle..."

Nous nous mettons à parler, le temps de trois stations. Un petit bonheur, quoi... Une merveille.
 

19 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Elle se fait embrasser par un inconnu

Cette histoire vraie m'a été racontée hier.

Femme émue
Une femme est au restaurant et va aux toilettes. Là, il y a un homme.

Alors, elle lui demande la prendre dans ses bras, juste dans ses bras. L'homme est très surpris mais acquiesce. la femme reste là un long moment, bien serrée entre les bras de l'homme qui l'étreint. Puis elle le remercie et le quitte.

L'homme retourne dans la salle de restaurant et y revoit la femme à l'une des tables. Elle ets visiblement avec son mari. Celui ci n'a pas de bras...


03 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un emménagement "vertueux"

Aristote  J'ai emménagé cette semaine dans un nouveau logement au 36 rue Salvador Allende 92000 NANTERRE. Merci donc de noter ma nouvelle adresse postale ainsi que ma nouvelle adresse mail : delivre.fran@gmail.com

Tout s'est très bien passé, ce fut "vertueux." au sens aristotélicien du terme.

Attention au mot ! Selon  Aristote, la vertu n'est pas "morale". Elle est simplement l'expression d'une juste insertion dans un monde harmonieux et ordonné: le "cosmos". Il parle ainsi d'un "cheval vertueux", c'est à dire qui fait ce qu'on attend d'un cheval. De même, un "oeil vertueux" est celui qui voit comme il faut.

Cette perception (occidentale s'entend) d'une juste insertion dans un cosmos a perduré jusqu'à la révolution copernicienne, car l'église catholique s'était emparée de ce paradigme grec en l'ajustant à sa propre vision d'un monde relié au divin chrétien.

Mon emménagement a été "vertueux" parce que les choses ont trouvé leur place dans le nouveau logis, tout naturellement, parce que les petits problèmes se sont résolus comme par miracle... Comme si le monde, les choses et les gens conspiraient pour que tout se déroule harmonieusement.

La notion de "vertu" ci dessus a repris depuis peu du poil de la bête sous l'influence de deux façons de voir le monde auxquelles bien des personnes sont sensibles :  les spiritualités orientales d'une part, la vision écologique de l'autre. De nouveau, la notion de "juste place" dans une certaine réalité universelle intéresse les gens.

Pour en savoir plus, lisez ou écouter Luc Ferry dans Apprendre à vivre. C'est lui qui m'a appris toutes ces choses que je vous transmets à mon tour.

 

 

24 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Coacher pour la première fois

9782212544121

Mercredi 16 septembre : lancement du livre "Coacher pour la première fois", écrit par les enseignants de l'Académie du coaching.

Etant co-auteur, je suis mauvais juge. Je pense pourtant qu'il s'agit d'un livre d'un professionnalisme extrêmement solide, pour les jeunes coachs comme pour les seniors.

Je n'ai pas pu m'empêcher, lors de la soirée qui comportait aussi une remise de diplômes pour de nouveaux certifiés, de comparer les coachs aux professeurs de littérature : ils sont en effet (ou devraient être) des ENSEIGNANTS DE L'ÊTRE.

18 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un homme comme nous ? (René Bousquet)

Bousquet

(à partir de l'émission sur France 2 du 18 septembre)

Bousquet : un homme qui a fait comme nous faisons souvent lorsque nous faisons le mal : ne pas faire tout le mal possible, pour se soulager la conscience ou bien par calcul. Faire quelques exceptions à partir desquelles on pourra donc dire qu'on a fait un peu de bien.

Mais il n'a pas fait ce que nous devons tous faire : accéder à une saine culpabilité.

18 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La femme soucieuse

Femme soucieuse Elle a de tels soucis que la bataille navale que remportèrent les grecs sur les perses en 480 avant J.C.

Solution écrite à l'envers : enim al àc (enalimaS)

14 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La poupée de chiffons

Poupée chiffons Une fillette avait une poupée de chiffons, vieille et délabrée, qu'elle aimait comme aiment les enfants. Un jour, une stupide grande personne lui dit : «Pourquoi aimes-tu tellement cette horreur, quand il y a tant de poupées et d'autres jouets si jolis ?» La petite fille, bouleversée de douleur, se saisit de sa poupée, l'embrasse avec passion, et lui dit : «Voilà ! Maintenant, tu es belle.»

 

(D'après le commentaire 247 des "dits de Jésus" de Fr. Hermant, moine à en Calcat)

07 septembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un amour

HENRIOT  Vous avez seize ans et votre professeur de philosophie vous a pris en amitié. Souvent, vous allez souvent chez lui pour parler. Vous avez pour lui un immense respect.

C'est son épouse qui vous ouvre la porte, toujours. Elle est si belle que vous ne savez pas comment la regarder. Parfois, quand son mari est en retard, elle vous fait entrer dans la cuisine et là, vous parlez tous les deux. Elle vous interroge sur vous, vos études, vos passions. Elle est femme jusqu'au bout des doigts et, lorsqu'elle regarde ailleurs, vous osez regarder le corsage qui se soulève, ses reins et la masse de ses cheveux qui ruisselle sur son dos. Vous brûlez de fièvre et de désir. Le soir, dans votre lit, vous vous caressez le corps en pensant à elle. Vos rêves à son égard sont d'une extrême audace.

Vous l'aimez tellement qu'il faut que quelque chose se passe. Alors vous décidez de partir étudier à l'étranger, encouragé par votre professeur qui ne se doute de rien et ne voit que votre ambition. Il faut fuir, oublier le feu qui vous dévore. Le jour de votre départ, vous allez la voir. Elle vous embrasse maternellement et vous dit : "Ecris moi,  je m'ennuie parfois tellement".

Pendant quatre années, vous lui envoyez des lettres sages qui racontent votre vie, vos études. Ce sont des lettres très correctes qui peuvent traîner sur le coin de sa table. Mais le soir, vous lui écrivez d'autres lettres et celles-ci sont brûlantes. Vous ne les lui envoyez pas, bien sûr.

Quatre ans après, vous sonnez à nouveau à la porte pour revoir votre professeur et c'est elle qui vous ouvre . Elle est si heureuse de vous retrouver ! Elle vous accueille, vous fait parler et vous reproche gentiment de ne pas lui avoir assez écrit.

Alors, vous tirez de votre poche vos lettres secrètes et les lui donnez. Elle prend le paquet, ouvre, lit. Cela dure très longtemps. Vous la voyez s'attendrir, sourire, pleurer et parfois rougir. Puis elle se lève, va à la fenêtre et vous la suivez. Elle se retourne et de son doigt, touche lentement votre visage, votre barbe naissante. Vos visages s'approchent et un instant, un court instant, vos lèvres se touchent, s'ouvrent un peu. Vos langues s'effleurent.

Elle recule, devient sévère et dit : "Ne fais plus jamais cela". Puis ses traits se détendent et c'est comme une moue de petite fille. Elle ajoute : "Je t'en supplie..."

31 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le mot de la fin

Rire Jeudi 27 août, en fin de matinée, après ma conférence introductive du congrès ICFF 2009, la table ronde sur les règles du jeu se terminait. On m'a demandé le mot de la fin et, comme il était 13 h, j'ai dit que c'était le mot de la faim. Alors, on a bien rigolé avec toute la salle et j'étais très fier de moi.

31 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Devenir guide spirituel

Abbé pierre Au fond, c'est assez facile d'être un guide spirituel. Il suffit d'entrer en lien avec l'autre comme Jésus l'aurait fait concrètement. Il y a des tas d'exemples dans l'évangile, avec des gens très différents. Ne pas copier l'attitude, bien sûr, puisque chaque rencontre est unique, mais avoir l'esprit qui l'animait à ce moment là. Questionnements, silences, parfois véhémence, presque toujours tendresse, compassion où l'on est pris au ventre par la détresse d'autrui. Ne rien imaginer à l'avance, bien sûr, ne pas avoir de méthode.

Et en même temps, c'est une tâche impossible, parce que personne ne peut être comme ce Jésus homme Dieu.

Oh ! quelle confiance est nécessaire !

31 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Apprentissages

Dieu pervers  Chez Maurice Bellet (Le Dieu pervers), j'apprends que voir en Dieu un être pervers est l'ultime tentative de Thanatos pour salir le visage divin : nous faire croire que dans l'amour même de Dieu se trouve sa jouissance perverse, celle qui prendrait son plaisir à exiger de nous l'obéissance et le sacrifice. Bouh ! Va t'en Thanatos ! Fous le camp, ouste dehors !

Avec André Louf (la grâce peut davantage), j'abandonne enfin une illusion tenace: 'être un jour en règle avec mon Dieu.

Bon, tout ça donnera peut être matière à deux "brefs" l'an prochain.

29 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les contes

Grimm 

"Les enfants ont besoin d'histoires pour s'endormir et les adultes pour se réveiller"

(Anselm Grün, moine) 

 La photo est celle des frères Grimm, mais ne racontez pas leurs histoires, car il est bien connu que le Grimm ne paie pas.

25 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Le coq

Aragon "Au plus noir du malheur, j'entends le coq chanter"

                                                Aragon

23 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A mon côté, de mon côté

DIEU  Dire que Dieu est de mon côté, c'est le "Gott mit uns" des nazis. Ce fut le recours au nom de Dieu des croisés et des inquisiteurs. C'est le recours à Allah des intégristes musulmans qui tuent au nom de Dieu. C'est l'horreur de ceux et celles qui se prennent pour Dieu, ou pour les instruments de la volonté divine. Psqychologiquement, c'est de la toute puissance. Spirituellement, c'est la faute par excellence.

Mais croire que Dieu est à mon côté, c'est complètement différent. Cela signifie que je lui demande de cheminer avec moi quoiqu'il arrive, même si je me trompe parfois de direction, ou si je trébuche. C'est moi qui décide de ma route, j'en suis responsable, pas lui. Mais je lui demande de rester à mon côté pour me parler, me mettre en garde, me guider, m'aider, se réjouir avec moi, me réjouir avec lui.

13 août 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

PRIERE DE METTRE ICI VOTRE PHOTO

"Connais toi toi même", demande la philosophie depuis des siècles. Quelle belle voie ! Mais quelle difficulté ! Car dans la connaissance de soi, nous ne sommes pas pour nous même un objet que l'on pourrait examiner ou disséquer. Nous sommes un sujet qui a conscience de lui même en train d'avoir conscience.

Au moment même où je dis "voilà qui je suis", j'ai tort car le fait même de l'énoncer change mon identité.

 

27 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Eclectisme et zapping: Leibniz

Leibniz Etre éclectique, c'est s'aventurer dans de multiples domaines. La vie de Leibniz en offre une belle illustration. Docteur en droit à vingt ans, diplomate à vingt huit, bibliothécaire, historien, physicien, géologue, théologien, ilo fut aussi le mathématicien de génie qui inventa le calcul infinitésimal,les dérivées et les "puissances" des nombres. Il fut le philosophe des "monades", ces atomes d'énergie qui forment selon lui la substance de l'univers.

Le zapping est du même ordre. Il s'aventure lui aussi mais il ne crée rien. Il touche à tout, mais ne s'attarde pas assez, ne travaille pas assez pour que le génie exploratoire faisse naître un fruit.

Du second au premier, il n'y a guère qu'une voie possible : le travail.

 

23 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Propos acide

VINAIGRE  Avez vous remarqué qu'avec les personnes au visage ascétique, les relations tournent souvent au vinaigre?

19 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Erratum - Désolé - Sorry- Conte à écouter

Champ de blé Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'histoire de mon conte "Juillet Aout Septembre" (fausse prononciation d'Aout en "OU"), la véritable étymologie de "Août" (prononcer A- OUT) vient du fait que l'on y est généralement en vacances, c'est à dire "out".

Je vous présente toutes mes excuses.

Profitez en pour le réécouter (4 minutes). Téléchargement 9 - Juillet ou septembre

18 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La vérité

Femme nue Dans sa préface de "la Religieuse" de Diderot, Henri de Montherlant donne son principe : "La vérité, rien que la vérité mais pas toute la vérité"

Jolie formule. La vérité est comme une femme nue, elle attire les regards. Mais à vouloir la posséder toute entière, on fait bien des bêtises.

15 juillet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le jeûne est moral

Diète Car la diète (est) éthique.

12 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Fana de radis

Radis Quand on aime les radis, c'est évident, on en est un "fan" !

11 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Devinette sympa

Girafe Je l'avoue, j'ai séché au jeu des mille euros à la question suivante

Quel est l'animal qui marche sur la tête ?

La réponse n'est pas la girafe, bien sûr, mais (écrit à l'envers pour que vous cherchiez un peu) el oup

Ah le jeu des 1000 euros ! Aussi sympa que les pt'its bateaux le soir. Vive France inter !

10 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Passer du temps à la philo ?

Nietzsche Bonjour M. ,

Je pensais à toi ces jours ci en reprenant encore une fois « l’étonnement philosophique » de Jeanne Hersch. Une question qui vient souvent de soi même ou des autres, lorsqu’on étudie la philo, c’est : « et alors, concrètement, ça change quoi concrètement dans la vie d’ étudier tout ça ? Qu’est-ce que l’être ?... Comment puis-je être certain que j’existe ? … Comment distinguer le bien du mal ?... etc. Si c’est pour de la jouissance intellectuelle, on peut prendre son plaisir comme ça, mais il y a d’autres moyens de se faire plaisir,  d’autant plus qu’il n’y a jamais en philo de réponse définitive à une question. Et puis, passé le moment philosophique, il faut bien retourner à l’épluchure des patates.»

Je me pose cette question. Mon apprentissage de la philo est-il un passe temps au même titre que les mots croisés ? Je vois une précaution et une objection.

La précaution, c’est que pour parler philosophie avec quelqu’un, il est bon d’avoir un « contrat de temps philosophique », accepter l’accord selon lequel on entre sur ce terrain là. Sinon, on s’expose à un coup de jarnac du type « et alors ? » Lorsque Comte Sponville et Ferry discutent philo à deux dans leur livre « sagesse des modernes », ils ont un tel accord. Mais lorsque Socrate discute avec Calliclès dans le Gorgias, il n’y a pas vraiment un tel accord et ça tourne au vinaigre relationnel.

L’objection, c’est que, lorsqu’on relègue les questions philosophiques dans l’arrière coin de la réflexion inutile, on ne peut pas vraiment les y cadenasser. Sans cesse, elles reviennent par la bande et nous nous redemandons à nouveau « Qu’est-ce que l’être ?... Comment puis-je être certain que j’existe ? … Comment distinguer le bien du mal ?... etc »

10 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les charlatans

Si vous êtes malade et allez voir un charlatan, vous avez une chance sur deux de guérir. Car le quart de la guérison vient de ce qu'on s'occupe de soi et le second quart vient de la confiance qu'on met en quelqu'un d'autre. Mais il reste tout de même au charlatan un certain pouvoir de saboter tout ça.

08 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Commentaires du "Notre père" chrétien

Notre…

Tout de suite, en premier, c’est le mot « Notre » et pas « mon ». Ce père est aussi « mon » père comme c’est le cas pour tous les enfants qui ont un même papa, mais il n’est pas qu’à moi. « Notre », cela veut dire : on est ensemble, on a quelque chose en commun. Nous sommes ensemble par celui qui est appelé père et qui nous relie. Dans notre communauté, chacun a sa place et, de cette place, c’est collectivement que nous nous adressons à ce quelqu’un.

père…

Ah ! Je ne veux pas réfléchir je ne veux pas projeter psy. Pour comprendre le père, nous ne pouvons que passer par le nommé Jésus qui nous apprend cette prière. Il nous dira qui est ce père là, pour que nous évitions les projections psy sur ce qu’est un père. Ah ! Relisons l’évangile pour dresser un portait robot du père de Jésus : WANTED.

…qui es…

Déclarer, affirmer que tu existes.

… aux cieux.

Tu es avec nous, mais ton logis, c’est ailleurs. Tu n’es pas nous et nous ne sommes pas toi. Tu es autre. Tu peux bien sûr être en nous comme sont en nous les gens qui nous aiment, comme vivent en moi les gens qui m’aiment lorsque je marche comme maintenant sur une route en bord de mer, avec le petit vent frais qui m’inspire. Ils vivent en moi, je me suis nourri de leur vie, mais ils ne sont pas moi, nous sommes distincts. A chacun son identité, sans fusion. Je suis qui je suis, chacun de nous est comme il est, tu es comme tu es.

Que ton nom…

Ton nom ? Quel est ton nom ? Quel est le nom de Dieu ? C’est « père ». Relire l’’évangile pour calculer le nombre de fois où Jésus emploie le mot « Dieu » et le nombre de fois où il emploie le mot « père ». Comparer.

… soit sanctifié

Pour moi, j’y suis résolu : je ne laisserai pas dire n’importe quoi à ton sujet.

Que ton règne…

Mon père est roi, chic ! Notre père est roi : zut ! C’est « notre » et je ne suis pas le seul prince, quel dommage !  Nous aurons à partager l’héritage et le royaume est à nous tous.

Ton règne n’est pas là puisqu’il doit venir. A moins qu’il soit là, mais pas encore bien installé. Je vais à nouveau lire l’évangile pour apprendre ce qu’est le royaume, à quoi il ressemble : « le royaume de Dieu est semblable à … » Il est bizarre, ce royaume. En même temps il est là et en même temps il est à venir. Et s’il était là sous nos yeux mais que nous n’ayons pas le regard pour le voir ?  Le regard du cœur, bien sûr.

Que ta volonté soit faite…

Aïe, la phrase qui tue, les mots qui fâchent. Détestable soumission, pitoyable dépendance, aliénation. Alors, je ne veux plus réfléchir là dessus, faire de la psy, intellectualiser. Une seule chose paraît sûre : notre Dieu a une idée en tête, il veut quelque chose.

Il veut quelque chose et moi je dis « d’accord ». Ah ! Encore le « je » qui revient. Non, ce n’est pas moi qui déclare mon accord, mais nous tous. Nous te suivons, notre père, moi et ceux qui sont OK comme moi pour te suivre. Je pourrais dire aussi « pas d’accord » mais si je prie selon le « notre père », je ne le dis pas. Cela doit s’appeler « confiance en toi, notre père ». On te fait confiance pour être un bon guide sur ce chemin que nous ne connaissons pas. Où allons-nous ? Vers le royaume, pardi ! Mais ce ne suis pas seul à te suivre, je ne suis pas seul sur la route.

Ce bout de prière a un côté sympa, genre pique nique sur la route du royaume : que ta volonté soit fête.

Sur la terre comme au ciel…

Encore le ciel ! Mais… si tu nous dis de prier pour que ta volonté soit faite au ciel, c’est que tu n'es pas complètement maître chez toi, dans ta maison, dans ton royaume. Oh ! Aurais-tu besoin de moi, de nous, pour être le patron chez toi ?

Aujourd’hui…

Pas demain, aujourd’hui et seulement aujourd’hui. Donne nous ce qu’il faut pour vivre aujourd’hui, nos vrais besoins et pas plus.

Notre pain…

Pas d’éclair au café ni de baba au rhum, juste du pain, restons simple. Pourquoi du pain ? Parce que c’est plus facile à partager qu’un éclair au café.

Je m’embrouille, je ne sais pas ce que c’est, ce pain. J’ai de la tentation intellectuelle théologique qui me monte à la tête, des milliers de pages écrites depuis des siècles sur ce qu’est le pain dont tu parles, et Jésus lui-même qui nous explique que le pain, c’est lui. Résumons : notre Dieu nous demande d’incorporer la nourriture Jésus en nous pour que nous vivions. Quelle vie ? La vie éternelle, of course ! Mais qu’est ce que c’est, la vie éternelle ? Et si c’était l’amour qui est toujours possible, en tous lieux et en tous temps ?

« Notre pain ». Comme si ce pain n’existait vraiment que s’il était donné à plusieurs.

Pardonne-nous

Tu insistes lourdingue : ce  n’est pas « pardonne-moi » mais « pardonne nous. »

Comme…

Là, tu anticipes sur le pardon que nous allons nous accorder les uns aux autres, comme s’il était acquis. C’est gonflé comme confiance en nous. A moins que ce « comme » soit la mesure du pardon : tu aurais le même niveau de pardon vis à vis de nous que le nôtre vis-à-vis d’autrui. Si nous pardonnons peu, tu pardonneras peu. Si nous pardonnons beaucoup, tu pardonneras beaucoup. Conséquence : c’est tous ensemble qu’il faut se mettre au pardon et moi, je dois me mettre à houspiller un peu plus les autres pour qu’ils se mettent à pardonner, et les prier de me houspiller itou.

Et ne nous soumets pas à la tentation…

Déjà, je répète lourdingue : c’est « ne nous soumets pas » et pas « ne me soumets pas. » Cela voudrait dire que, face à une tentation qui me titille, d’autres que moi sont toujours concernés.

Mais le mot « soumettre » signifie-t-il « être dépendant de », en mauvaise dépendance aliénante ? Longtemps, je l’ai cru. Soumettre voulait dire pour moi : « éprouver », comme on dit soumettre quelqu’un à la torture. Je disais : notre Dieu, ne me mets pas à la torture en mettant sur ma route les éclairs au café ou des filles nues aux pointes de seins dressés, bla bla bla. Pas du tout ! Je crois plutôt que là où tu peux nous aider, c’est de ne pas devenir prisonnier de ce qui nous tente, de ne pas en  devenir esclaves, que notre désir ne nous enferme pas sur nous, qu’il ne soit pas obsèdant au point de nous diviser intérieurement, lui d'un côté, l'amour de l'autre.

Mais délivre-nous du mal…

Pas moi, « nous ». J’insiste lourdingue : aucun de nous ne sera délivré du mal tout seul.

 

Wissant, mai 2009

05 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Blague de blonde

Femme nageant Une brune, une rousse et une blonde sont sur une île à 1 km de la terre. Elles veulent y retourner. La brune nage 100 m, revient en disant : "je suis trop fatiguée pour aller jusqu'au rivage".

La rousse y va, nage 200 m et revient en disant "je suis trop fatiguée pour aller jusqu'au rivage".

La bonde y va, nage 900 m et revient en disant : "je suis trop fatiguée pour aller jusqu'au rivage."

05 juin 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Culot et courage

Jeanne  Jeanne d'Arc. On peut en penser ce qu'on veut : sainte ou illuminée pathologique, héroïne historique ou figure de légende, mais une chose est belle: son culot et son courage.

Je trouve ce matin dans "la Fée des grèves", un roman de chevalerie de Paul Féval, cette formule bien tournée : "Jeanne d'Arc, que Voltaire a insultée afin qu'aucun honneur ne manquât à la mémoire de Jeanne d'Arc."

Et vlan pour Voltaire !

28 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La princesse tabouret

Tazbouret Conte écrit le 24 mai pour mes petites filles (5 à 8 ans).

La base théorique vient de deux "injonctions" de l'AT : "Ne grandis pas" et "Ne sois pas un enfant". Je rappelle que les "injonctions" sont en AT des messages issus de "l'Enfant" du parent vers "l'Enfant" de l'enfant, la plupart du temps inconsciemment.

Version audio mp 3 14 mn : Téléchargement Princesse tabouret mp3 v2

Texte word : Téléchargement Conte Princesse tabouret

26 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le quitter

Mains attachées   Oui, ça serait si facile de quitter Dieu en douce. Un beau matin, je m'en irais, avec l'ivresse d'une étrange liberté. Je n'aurais qu'à me baisser pour trouver des prétextes, j'irais voir du côté de la philo ou de la psycho, Nietzsche ou Freud.

Personne ne m'en voudrait, ni mes amis ni ma famille. En France, il y a beau temps qu'on peut quitter Dieu sans avoir de retour de bâton de la part de la société.

Lui, il serait muet, comme d'hab. Il aurait les mains liées, comme d'hab.

Ce serait comme avec une femme qui vous aime et que l'on quitte avec muflerie. On a envie de la gifler parce que, au moment où l'on part, elle continue à vous regarder avec amour.

18 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Il a raison

Augustin Il a raison quand il écrit : « J'ai rencontré beaucoup de gens qui voulaient tromper, mais personne qui voulait se faire tromper ».

C'est Augustin (354-430), évêque d'Hippone, souvent appelé  "Saint Augustin"

08 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Recette du bien vieillir

Cocottef 

Dans la cocotte cabossée de votre vie passée, faites revenir l’amour que vous avez donné, celui que vous avez reçu et surtout celui pour aujourd’hui. Humez.

Ajoutez la disponibilité à l’instant en ôtant le ressassement du passé difficile. Mélangez à volonté la bonne compagnie avec vous-même, la joyeuse solitude, le jour qui vient et pas plus. Faites cuire en tenant compte de vos limites.

Mettez un brin de folie et créez le reste à fantaisie. Surveillez en ajoutant sans cesse toute joie, surtout celle d’exister sans raison.

Servez à toute heure et gardez une part pour l’invité surprise.

 

Ce texte figurera au dos du "Bref" de la série sagesse de mai 2009. www.brefs.info

01 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La reine de tous les mondes

Fée La reine de tous les mondes m’a montré ses quatre filles. « Essaie les toutes, me dit elle, et prends celle qui te convient. Toutes sauf une sont des menteuses »

La première princesse rayonnait comme un soleil de gloire. « Viens dans mon lit, m’a-t-elle dit. Demain, le monde entier connaîtra tes exploits et ton nom restera dans la mémoire des hommes pour toujours ».

A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.

La seconde princesse était nue. « Ma soeur ne sait pas faire l’amour, m’a-t-elle dit. Viens dans mon lit. Sous mes caresses, chaque parcelle de ta peau t’apportera une indicible volupté. C’est quand tu voudras, comme tu voudras. »

A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.

La troisième princesse brillait comme l’or. « Mes sœurs mentent, me dit-elle, car elles ont besoin de moi pour leurs agissements. Je ne suis rien par moi-même mais si tu me choisis, tu auras accès direct à leurs chambres. « 

A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.

La quatrième princesse était solide, normale et efficace. « Je t’aime, me dit elle. Partons sur les chemins. Je t’aiderai à discerner le bien, le mal et surtout le moindre mal. Je serai toujours avec toi, dans les palais et les chaumières, à l’âge mûr comme au temps de ta vieillesse et je te nourrirai de vraie joie. »

A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.

Je m’en retournai voir la reine de tous les mondes. « C’est celle-ci, dis-je, qui sera ma femme » en désignant la quatrième princesse.

« ça ne fait rien, dirent les autres, on t’attendra. Nos portes sont toujours ouvertes. »

 

Ecrit à partir de l’introduction du Livre de la sagesse, dans la Bible.

01 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Une heure de bonheur

Gare de N..., début d’après midi

 

Images Face à moi, dans la salle d’attente, une jeune femme s’assied. La trentaine, jupe courte très serrée, tailleur noir, blouse blanche, longs cheveux fous. Elle porte des grosses lunettes à la mode.  C'est alors que, en un éclair d'éternité, le rêve que chante Alain Souchon se réalise :

Voir... sous les jupes... des filles...

Elle serre les jambes et pose son ordinateur portable sur ses genoux, puis se met à travailler en mâchant du chewing gum qu’elle fait parfois éclater en grosses bulles blanches.

L’air très assuré, très à l’aise avec son corps.

Cela dure une heure. Moi aussi je travaille sur un dossier. Quel bonheur !

01 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Ce n'est heureusement qu'un poème

Cloche 

La femme que j’aimais s’en va bientôt mourir

Sonnez cloches d’argile, pleurez noirs chrysantèmes

La femme qui m’aimait s’en va bientôt partir

Au menu ce midi, pain de cendre et eau blême.

 

01 mai 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les perles et les cochons, Jésus et le sauvetage

Cochon Il y a certaines forme d'intelligence bien utiles à l'amour. La précaution de ne pas entrer en "sauvetage" en est une.

Entrer en sauvetage (psychologique), c'est donner à quelqu'un ce qu'il ne veut pas recevoir, mais aussi ce qu'il ne peut pas recevoir. Par exemple, donner des perles à des cochons. Pauvres cochons ! On leur donne quelque chose de très précieux, mais pour eux totalement inutile.

Mais un "sauveteur" se drape (inconsciemment)dans une autosatifaction morale qui, imagine t-il confusément, va le placer sur le piédestal de la générosité. Il pense sincèrement donner quelque chose de précieux.

Les cochons sont furieux et on les comprend. Dans le "triangle dramatique", ils passent alors en position de "Persécuteur" et Jésus met en garde : Ne mettez pas vos perles devant les cochons, de peur qu'ils ne les piétinent et, se retournant, ne vous déchirent.

C'est dans l'évangile de Mathhieu. Je vous y donne rendez vous.

Inspiré de F. Hermant, dans la "mine" spirituelle que constituent ses commentaire des "dits de Jésus" : http://www.encalcat.com/fr/JD0603/index.php  

18 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Faire l'amour, faire la bonté

Accident C'est au siècle dernier que l'expression "faire l'amour" a pris une connotation sexuelle. On pourrait étendre le vocabulaire pour l'amour de son prochain. En effet, dans la version grecque de l'évangile de Luc, on utilise littéralement cette expression pour parler du fameux "bon samaritain" qui aide un blessé sur le bord de la route: il lui a "fait la bonté".

Faire l'amour et faire la bonté se ressemblent. Il suffit, dans le second cas, de vivre dans la "joie" et pas (forcément) dans le "plaisir".

 

17 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Etre Dieu à Rouen

Images Les chemins de la vie m'amènent à Rouen pour trois jours. Rien à faire, sinon rester vigilant aux appels de l'amour qui fleurissent au fil des heures.

Mais pour le reste, je n'ai vraiment rien à faire. Alors, j'apprends à exister sans raison. Je tente de ne pas combler le vide en me précipitant sur quelque chose :cathédrale à visiter, quelques courses à faire, un pot à prendre, flâner dans les rues, me poster devant la télé dans un bar, pianoter sur le portable ou appeler les potes. Non pas que je rejette ceci a priori, mais si c'était juste pour combler le vide, cela m'empêcherait d'exister sans raison, de vivre sans projet au fil du temps et d'y être bien. Comme Dieu lorsqu'il se repose.

Pas facile d'apprendre à être Dieu en se laissant aller dans la joie d''exister sans raison, comme une fleur de printemps. Pas si facile !

16 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Comme ce serait plus amusant !

Claudel a écrit....

" Comme ce serait plus amusant si on pouvait faire le bien sans que personne s'en aperçoive,

En  silence, comme Dieu, et sans aucune espèce de chance d'être remercié ou reconnu ou enduit des pieds à la tête de gratitude !

Au lieu de démolir les portes à coup de hache,

Comme ce serait plus drôle d'arriver par derrière en tapinois, comme un poisson, et de faire aux prisonniers et à leur gardiens la blague d'ouvrir tout sans qu'ils s'en aperçoivent !

Et de donner naissance quelque part à une liberté irrésistible comme le soleil qui triomphe de tous les voiles sans qu'on ait l'idée de dire merci ! "

12 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le café de la paix (conte coaching sur les changements 1 et 2)

Cafe de la paix Il était une fois un petit homme gris qui n’avait aucun succès auprès des femmes. Il en était désolé et rêvait souvent d’en rencontrer une au café de la paix où, parait-il, les femmes acceptent volontiers de se laisser séduire. Le petit homme gris voulait devenir un homme tellement homme que les femmes lui tomberaient dans les bras sans qu’il ait rien à faire.

Il rêvait du café de la paix et de la façon dont, à sa sortie, la femme ferait cent pas en sa compagnie sur le boulevard des italiens. Il rêvait qu’elle l’emmènerait chez elle et le mettrait dans son lit pour une nuit torride. Alors, et seulement à ce moment là, il lui raconterait une histoire qu’il était seul à connaître : l’aventure de la petite souris qui buvait du lait dans une soucoupe blanche....

...

la suite en téléchargeant Téléchargement Conte coaching Le café de la paix

02 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'argent qu'on a déjà donné

Ange annonciation L 50- l 22- H 66 

C’était un  homme qui  avait toujours été convaincu que l’argent est la clef de la réussite, du plaisir et de la belle vie. « On ne sait jamais, disait-il, et de toute façon, il faut des sous pour tout. »

La vie lui avait donné raison. Avec son argent, il avait pu vivre – mais aussi mieux que vivre : vivre « plus ».

Plus que manger puisqu’il avait pu s’offrir de la nourriture somptueuse, plus que se loger puisqu’il avait pu s’offrir des maisons luxueuses, plus que savoir puisqu’il avait pu s’offrir les meilleurs experts, plus que jouir puisqu’il avait pu s’offrir les plus belles femmes.

Vint l’heure de mourir. Il demanda à ses enfants de mettre un sac d’or dans son cercueil : « On ne sait jamais, leur dit-il, et de toute façon, il faut des sous pour tout. »

Il arriva dans l’autre monde avec son or. L’autre monde était comme notre monde, avec des gens très divers, des maisons et des magasins. « Bon, se dit-il, je vais déjà faire mes emplettes de première nécessité, et puis on verra pour le reste. »

Il entra dans un magasin. Un ange était là, souriant et inflexible. L’homme acheta ce dont il avait besoin puis alla à la caisse et sortit son or pour payer.

« Combien vous-dois-je ? » demanda t-il

L’ange répondit : 

« Désolé, mais votre devise n’a pas cours ici. Chez nous, on ne paie qu’avec l’argent que l’on a déjà donné »

02 avril 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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