Je l'avoue, j'ai séché au jeu des mille euros à la question suivante
Quel est l'animal qui marche sur la tête ?
La réponse n'est pas la girafe, bien sûr, mais (écrit à l'envers pour que vous cherchiez un peu) el oup
Ah le jeu des 1000 euros ! Aussi sympa que les pt'its bateaux le soir. Vive France inter !
Je pensais à toi ces jours ci en reprenant encore une fois « l’étonnement philosophique » de Jeanne Hersch. Une question qui vient souvent de soi même ou des autres, lorsqu’on étudie la philo, c’est : « et alors, concrètement, ça change quoi concrètement dans la vie d’ étudier tout ça ? Qu’est-ce que l’être ?... Comment puis-je être certain que j’existe ? … Comment distinguer le bien du mal ?... etc. Si c’est pour de la jouissance intellectuelle, on peut prendre son plaisir comme ça, mais il y a d’autres moyens de se faire plaisir, d’autant plus qu’il n’y a jamais en philo de réponse définitive à une question. Et puis, passé le moment philosophique, il faut bien retourner à l’épluchure des patates.»
Je me pose cette question. Mon apprentissage de la philo est-il un passe temps au même titre que les mots croisés ? Je vois une précaution et une objection.
La précaution, c’est que pour parler philosophie avec quelqu’un, il est bon d’avoir un « contrat de temps philosophique », accepter l’accord selon lequel on entre sur ce terrain là. Sinon, on s’expose à un coup de jarnac du type « et alors ? » Lorsque Comte Sponville et Ferry discutent philo à deux dans leur livre « sagesse des modernes », ils ont un tel accord. Mais lorsque Socrate discute avec Calliclès dans le Gorgias, il n’y a pas vraiment un tel accord et ça tourne au vinaigre relationnel.
L’objection, c’est que, lorsqu’on relègue les questions philosophiques dans l’arrière coin de la réflexion inutile, on ne peut pas vraiment les y cadenasser. Sans cesse, elles reviennent par la bande et nous nous redemandons à nouveau « Qu’est-ce que l’être ?... Comment puis-je être certain que j’existe ? … Comment distinguer le bien du mal ?... etc »
Si vous êtes malade et allez voir un charlatan, vous avez une chance sur deux de guérir. Car le quart de la guérison vient de ce qu'on s'occupe de soi et le second quart vient de la confiance qu'on met en quelqu'un d'autre. Mais il reste tout de même au charlatan un certain pouvoir de saboter tout ça.
Notre…
Tout de suite, en premier, c’est le mot « Notre » et pas « mon ». Ce père est aussi « mon » père comme c’est le cas pour tous les enfants qui ont un même papa, mais il n’est pas qu’à moi. « Notre », cela veut dire : on est ensemble, on a quelque chose en commun. Nous sommes ensemble par celui qui est appelé père et qui nous relie. Dans notre communauté, chacun a sa place et, de cette place, c’est collectivement que nous nous adressons à ce quelqu’un.
père…
Ah ! Je ne veux pas réfléchir je ne veux pas projeter psy. Pour comprendre le père, nous ne pouvons que passer par le nommé Jésus qui nous apprend cette prière. Il nous dira qui est ce père là, pour que nous évitions les projections psy sur ce qu’est un père. Ah ! Relisons l’évangile pour dresser un portait robot du père de Jésus : WANTED.
…qui es…
Déclarer, affirmer que tu existes.
… aux cieux.
Tu es avec nous, mais ton logis, c’est ailleurs. Tu n’es pas nous et nous ne sommes pas toi. Tu es autre. Tu peux bien sûr être en nous comme sont en nous les gens qui nous aiment, comme vivent en moi les gens qui m’aiment lorsque je marche comme maintenant sur une route en bord de mer, avec le petit vent frais qui m’inspire. Ils vivent en moi, je me suis nourri de leur vie, mais ils ne sont pas moi, nous sommes distincts. A chacun son identité, sans fusion. Je suis qui je suis, chacun de nous est comme il est, tu es comme tu es.
Que ton nom…
Ton nom ? Quel est ton nom ? Quel est le nom de Dieu ? C’est « père ». Relire l’’évangile pour calculer le nombre de fois où Jésus emploie le mot « Dieu » et le nombre de fois où il emploie le mot « père ». Comparer.
… soit sanctifié
Pour moi, j’y suis résolu : je ne laisserai pas dire n’importe quoi à ton sujet.
Que ton règne…
Mon père est roi, chic ! Notre père est roi : zut ! C’est « notre » et je ne suis pas le seul prince, quel dommage ! Nous aurons à partager l’héritage et le royaume est à nous tous.
Ton règne n’est pas là puisqu’il doit venir. A moins qu’il soit là, mais pas encore bien installé. Je vais à nouveau lire l’évangile pour apprendre ce qu’est le royaume, à quoi il ressemble : « le royaume de Dieu est semblable à … » Il est bizarre, ce royaume. En même temps il est là et en même temps il est à venir. Et s’il était là sous nos yeux mais que nous n’ayons pas le regard pour le voir ? Le regard du cœur, bien sûr.
Que ta volonté soit faite…
Aïe, la phrase qui tue, les mots qui fâchent. Détestable soumission, pitoyable dépendance, aliénation. Alors, je ne veux plus réfléchir là dessus, faire de la psy, intellectualiser. Une seule chose paraît sûre : notre Dieu a une idée en tête, il veut quelque chose.
Il veut quelque chose et moi je dis « d’accord ». Ah ! Encore le « je » qui revient. Non, ce n’est pas moi qui déclare mon accord, mais nous tous. Nous te suivons, notre père, moi et ceux qui sont OK comme moi pour te suivre. Je pourrais dire aussi « pas d’accord » mais si je prie selon le « notre père », je ne le dis pas. Cela doit s’appeler « confiance en toi, notre père ». On te fait confiance pour être un bon guide sur ce chemin que nous ne connaissons pas. Où allons-nous ? Vers le royaume, pardi ! Mais ce ne suis pas seul à te suivre, je ne suis pas seul sur la route.
Ce bout de prière a un côté sympa, genre pique nique sur la route du royaume : que ta volonté soit fête.
Sur la terre comme au ciel…
Encore le ciel ! Mais… si tu nous dis de prier pour que ta volonté soit faite au ciel, c’est que tu n'es pas complètement maître chez toi, dans ta maison, dans ton royaume. Oh ! Aurais-tu besoin de moi, de nous, pour être le patron chez toi ?
Aujourd’hui…
Pas demain, aujourd’hui et seulement aujourd’hui. Donne nous ce qu’il faut pour vivre aujourd’hui, nos vrais besoins et pas plus.
Notre pain…
Pas d’éclair au café ni de baba au rhum, juste du pain, restons simple. Pourquoi du pain ? Parce que c’est plus facile à partager qu’un éclair au café.
Je m’embrouille, je ne sais pas ce que c’est, ce pain. J’ai de la tentation intellectuelle théologique qui me monte à la tête, des milliers de pages écrites depuis des siècles sur ce qu’est le pain dont tu parles, et Jésus lui-même qui nous explique que le pain, c’est lui. Résumons : notre Dieu nous demande d’incorporer la nourriture Jésus en nous pour que nous vivions. Quelle vie ? La vie éternelle, of course ! Mais qu’est ce que c’est, la vie éternelle ? Et si c’était l’amour qui est toujours possible, en tous lieux et en tous temps ?
« Notre pain ». Comme si ce pain n’existait vraiment que s’il était donné à plusieurs.
Pardonne-nous
Tu insistes lourdingue : ce n’est pas « pardonne-moi » mais « pardonne nous. »
Comme…
Là, tu anticipes sur le pardon que nous allons nous accorder les uns aux autres, comme s’il était acquis. C’est gonflé comme confiance en nous. A moins que ce « comme » soit la mesure du pardon : tu aurais le même niveau de pardon vis à vis de nous que le nôtre vis-à-vis d’autrui. Si nous pardonnons peu, tu pardonneras peu. Si nous pardonnons beaucoup, tu pardonneras beaucoup. Conséquence : c’est tous ensemble qu’il faut se mettre au pardon et moi, je dois me mettre à houspiller un peu plus les autres pour qu’ils se mettent à pardonner, et les prier de me houspiller itou.
Et ne nous soumets pas à la tentation…
Déjà, je répète lourdingue : c’est « ne nous soumets pas » et pas « ne me soumets pas. » Cela voudrait dire que, face à une tentation qui me titille, d’autres que moi sont toujours concernés.
Mais le mot « soumettre » signifie-t-il « être dépendant de », en mauvaise dépendance aliénante ? Longtemps, je l’ai cru. Soumettre voulait dire pour moi : « éprouver », comme on dit soumettre quelqu’un à la torture. Je disais : notre Dieu, ne me mets pas à la torture en mettant sur ma route les éclairs au café ou des filles nues aux pointes de seins dressés, bla bla bla. Pas du tout ! Je crois plutôt que là où tu peux nous aider, c’est de ne pas devenir prisonnier de ce qui nous tente, de ne pas en devenir esclaves, que notre désir ne nous enferme pas sur nous, qu’il ne soit pas obsèdant au point de nous diviser intérieurement, lui d'un côté, l'amour de l'autre.
Mais délivre-nous du mal…
Pas moi, « nous ». J’insiste lourdingue : aucun de nous ne sera délivré du mal tout seul.
Wissant, mai 2009
Une brune, une rousse et une blonde sont sur une île à 1 km de la terre. Elles veulent y retourner. La brune nage 100 m, revient en disant : "je suis trop fatiguée pour aller jusqu'au rivage".
La rousse y va, nage 200 m et revient en disant "je suis trop fatiguée pour aller jusqu'au rivage".
La bonde y va, nage 900 m et revient en disant : "je suis trop fatiguée pour aller jusqu'au rivage."
Jeanne d'Arc. On peut en penser ce qu'on veut : sainte ou illuminée pathologique, héroïne historique ou figure de légende, mais une chose est belle: son culot et son courage.
Je trouve ce matin dans "la Fée des grèves", un roman de chevalerie de Paul Féval, cette formule bien tournée : "Jeanne d'Arc, que Voltaire a insultée afin qu'aucun honneur ne manquât à la mémoire de Jeanne d'Arc."
Et vlan pour Voltaire !
Conte écrit le 24 mai pour mes petites filles (5 à 8 ans).
La base théorique vient de deux "injonctions" de l'AT : "Ne grandis pas" et "Ne sois pas un enfant". Je rappelle que les "injonctions" sont en AT des messages issus de "l'Enfant" du parent vers "l'Enfant" de l'enfant, la plupart du temps inconsciemment.
Version audio mp 3 14 mn : Téléchargement Princesse tabouret mp3 v2
Texte word : Téléchargement Conte Princesse tabouret
Oui, ça serait si facile de quitter Dieu en douce. Un beau matin, je m'en irais, avec l'ivresse d'une étrange liberté. Je n'aurais qu'à me baisser pour trouver des prétextes, j'irais voir du côté de la philo ou de la psycho, Nietzsche ou Freud.
Personne ne m'en voudrait, ni mes amis ni ma famille. En France, il y a beau temps qu'on peut quitter Dieu sans avoir de retour de bâton de la part de la société.
Lui, il serait muet, comme d'hab. Il aurait les mains liées, comme d'hab.
Ce serait comme avec une femme qui vous aime et que l'on quitte avec muflerie. On a envie de la gifler parce que, au moment où l'on part, elle continue à vous regarder avec amour.
Dans la cocotte cabossée de votre vie passée, faites revenir l’amour que vous avez donné, celui que vous avez reçu et surtout celui pour aujourd’hui. Humez. Ajoutez la disponibilité à l’instant en ôtant le ressassement du passé difficile. Mélangez à volonté la bonne compagnie avec vous-même, la joyeuse solitude, le jour qui vient et pas plus. Faites cuire en tenant compte de vos limites. Mettez un brin de folie et créez le reste à fantaisie. Surveillez en ajoutant sans cesse toute joie, surtout celle d’exister sans raison. Servez à toute heure et gardez une part pour l’invité surprise. Ce texte figurera au dos du "Bref" de la série sagesse de mai 2009. www.brefs.info
La reine de tous les mondes m’a montré ses quatre filles. « Essaie les toutes, me dit elle, et prends celle qui te convient. Toutes sauf une sont des menteuses »
La première princesse rayonnait comme un soleil de gloire. « Viens dans mon lit, m’a-t-elle dit. Demain, le monde entier connaîtra tes exploits et ton nom restera dans la mémoire des hommes pour toujours ».
A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.
La seconde princesse était nue. « Ma soeur ne sait pas faire l’amour, m’a-t-elle dit. Viens dans mon lit. Sous mes caresses, chaque parcelle de ta peau t’apportera une indicible volupté. C’est quand tu voudras, comme tu voudras. »
A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.
La troisième princesse brillait comme l’or. « Mes sœurs mentent, me dit-elle, car elles ont besoin de moi pour leurs agissements. Je ne suis rien par moi-même mais si tu me choisis, tu auras accès direct à leurs chambres. «
A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.
La quatrième princesse était solide, normale et efficace. « Je t’aime, me dit elle. Partons sur les chemins. Je t’aiderai à discerner le bien, le mal et surtout le moindre mal. Je serai toujours avec toi, dans les palais et les chaumières, à l’âge mûr comme au temps de ta vieillesse et je te nourrirai de vraie joie. »
A côté, on entendait un bruit sourd et régulier, Boum boum. C’était la mort qui rappelait sa présence.
Je m’en retournai voir la reine de tous les mondes. « C’est celle-ci, dis-je, qui sera ma femme » en désignant la quatrième princesse.
« ça ne fait rien, dirent les autres, on t’attendra. Nos portes sont toujours ouvertes. »
Ecrit à partir de l’introduction du Livre de la sagesse, dans la Bible.
Gare de N..., début d’après midi
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Face à moi, dans la salle d’attente, une jeune femme s’assied. La trentaine, jupe courte très serrée, tailleur noir, blouse blanche, longs cheveux fous. Elle porte des grosses lunettes à la mode. C'est alors que, en un éclair d'éternité, le rêve que chante Alain Souchon se réalise :
Voir... sous les jupes... des filles...
Elle serre les jambes et pose son ordinateur portable sur ses genoux, puis se met à travailler en mâchant du chewing gum qu’elle fait parfois éclater en grosses bulles blanches.
L’air très assuré, très à l’aise avec son corps.
Cela dure une heure. Moi aussi je travaille sur un dossier. Quel bonheur !
Il y a certaines forme d'intelligence bien utiles à l'amour. La précaution de ne pas entrer en "sauvetage" en est une.
Entrer en sauvetage (psychologique), c'est donner à quelqu'un ce qu'il ne veut pas recevoir, mais aussi ce qu'il ne peut pas recevoir. Par exemple, donner des perles à des cochons. Pauvres cochons ! On leur donne quelque chose de très précieux, mais pour eux totalement inutile.
Mais un "sauveteur" se drape (inconsciemment)dans une autosatifaction morale qui, imagine t-il confusément, va le placer sur le piédestal de la générosité. Il pense sincèrement donner quelque chose de précieux.
Les cochons sont furieux et on les comprend. Dans le "triangle dramatique", ils passent alors en position de "Persécuteur" et Jésus met en garde : Ne mettez pas vos perles devant les cochons, de peur qu'ils ne les piétinent et, se retournant, ne vous déchirent.
C'est dans l'évangile de Mathhieu. Je vous y donne rendez vous.
Inspiré de F. Hermant, dans la "mine" spirituelle que constituent ses commentaire des "dits de Jésus" : http://www.encalcat.com/fr/JD0603/index.php
C'est au siècle dernier que l'expression "faire l'amour" a pris une connotation sexuelle. On pourrait étendre le vocabulaire pour l'amour de son prochain. En effet, dans la version grecque de l'évangile de Luc, on utilise littéralement cette expression pour parler du fameux "bon samaritain" qui aide un blessé sur le bord de la route: il lui a "fait la bonté".
Faire l'amour et faire la bonté se ressemblent. Il suffit, dans le second cas, de vivre dans la "joie" et pas (forcément) dans le "plaisir".
Les chemins de la vie m'amènent à Rouen pour trois jours. Rien à faire, sinon rester vigilant aux appels de l'amour qui fleurissent au fil des heures.
Mais pour le reste, je n'ai vraiment rien à faire. Alors, j'apprends à exister sans raison. Je tente de ne pas combler le vide en me précipitant sur quelque chose :cathédrale à visiter, quelques courses à faire, un pot à prendre, flâner dans les rues, me poster devant la télé dans un bar, pianoter sur le portable ou appeler les potes. Non pas que je rejette ceci a priori, mais si c'était juste pour combler le vide, cela m'empêcherait d'exister sans raison, de vivre sans projet au fil du temps et d'y être bien. Comme Dieu lorsqu'il se repose.
Pas facile d'apprendre à être Dieu en se laissant aller dans la joie d''exister sans raison, comme une fleur de printemps. Pas si facile !
" Comme ce serait plus amusant si on pouvait faire le bien sans que personne s'en aperçoive,
En silence, comme Dieu, et sans aucune espèce de chance d'être remercié ou reconnu ou enduit des pieds à la tête de gratitude !
Au lieu de démolir les portes à coup de hache,
Comme ce serait plus drôle d'arriver par derrière en tapinois, comme un poisson, et de faire aux prisonniers et à leur gardiens la blague d'ouvrir tout sans qu'ils s'en aperçoivent !
Et de donner naissance quelque part à une liberté irrésistible comme le soleil qui triomphe de tous les voiles sans qu'on ait l'idée de dire merci ! "
Il était une fois un petit homme gris qui n’avait aucun succès auprès des femmes. Il en était désolé et rêvait souvent d’en rencontrer une au café de la paix où, parait-il, les femmes acceptent volontiers de se laisser séduire. Le petit homme gris voulait devenir un homme tellement homme que les femmes lui tomberaient dans les bras sans qu’il ait rien à faire.
Il rêvait du café de la paix et de la façon dont, à sa sortie, la femme ferait cent pas en sa compagnie sur le boulevard des italiens. Il rêvait qu’elle l’emmènerait chez elle et le mettrait dans son lit pour une nuit torride. Alors, et seulement à ce moment là, il lui raconterait une histoire qu’il était seul à connaître : l’aventure de la petite souris qui buvait du lait dans une soucoupe blanche....
...
la suite en téléchargeant Téléchargement Conte coaching Le café de la paix
C’était un homme qui avait toujours été convaincu que l’argent est la clef de la réussite, du plaisir et de la belle vie. « On ne sait jamais, disait-il, et de toute façon, il faut des sous pour tout. »
La vie lui avait donné raison. Avec son argent, il avait pu vivre – mais aussi mieux que vivre : vivre « plus ».
Plus que manger puisqu’il avait pu s’offrir de la nourriture somptueuse, plus que se loger puisqu’il avait pu s’offrir des maisons luxueuses, plus que savoir puisqu’il avait pu s’offrir les meilleurs experts, plus que jouir puisqu’il avait pu s’offrir les plus belles femmes.
Vint l’heure de mourir. Il demanda à ses enfants de mettre un sac d’or dans son cercueil : « On ne sait jamais, leur dit-il, et de toute façon, il faut des sous pour tout. »
Il arriva dans l’autre monde avec son or. L’autre monde était comme notre monde, avec des gens très divers, des maisons et des magasins. « Bon, se dit-il, je vais déjà faire mes emplettes de première nécessité, et puis on verra pour le reste. »
Il entra dans un magasin. Un ange était là, souriant et inflexible. L’homme acheta ce dont il avait besoin puis alla à la caisse et sortit son or pour payer.
« Combien vous-dois-je ? » demanda t-il
L’ange répondit :
« Désolé, mais votre devise n’a pas cours ici. Chez nous, on ne paie qu’avec l’argent que l’on a déjà donné »
C’est le tendre abandon d'un amour endormi
Qui meurt sur mon épaule en attendant la nuit.
O Dieu
Tu m'as instruit dès ma jeunesse
Jusqu'ici j'ai annoncé tes merveilles
Au temps de la vieillesse
Et des cheveux blancs,
mon Dieu, ne m'abandonne pas
Que je continue à annoncer ton salut et ta puisssance
A tous ceux qui viendront
(psaume 71)
Regardez sur www.laboiteauximages.com la petite vidéo qu'a réalisée un "prof" de média training en m'interviewant sur le coaching .
Elle donne trois "trucs" si vous êtes interviewé par un journaliste :
être très clair, aller à l'essentiel l'auditeur n'écoute que les vingt premières secondes ne jamais répondre à une question que l'on ne comprend pas
:
Au hasard de mes lectures de philo, j’ai trouvé cet extrait de Luc Ferry que je trouve très éclairant sur la « fausse position basse »qui est l’une des choses à savoir et assumer dans nos entretiens de coaching, ou lorsque nous parlons de la spécificité de notre profession.
Ce passage fait partie de l’explicitation par Luc Ferry de la pensée de Nietzsche. Vous y verrez que ce « maître du soupçon »[1] s’attaque violemment à la maïeutique, art que nous mettons volontiers en avant lorsque nous avons à parler de notre posture de coach.
[1] L’expression « maîtres du soupçon » est utilisée en philosophie pour désigner trois personnages clefs de la fin du 19ème siècle : Nietzsche, Marx et Freud.
Je serais heureux si... j'avais cette nouvelle voiture... si je ne souffrais plus... si j'avais cent mille euros... si je pouvais prononcer une conférence sur la cueillette des escargots... si je passais à la télé... si je pouvais faire l'amour tous les soirs... si j'étais élu aux élections... si j'écrivais enfin un livre...
Le problème, c'est que la course est sans fin. Platon, déjà, l'avait bien compris : le bonheur est désir, et comme l'essence du désir est de désirer ce qu'on n'a pas, il est impossible d'être heureux.
Vraiment ?
Première étape : ôter le "si". On se donne alors la permission d'être heureux même en n'ayant pas ce qu'on désire, même en n'étant pas ce qu'on désire. Mais aussi : même en ayant obtenu ce qu'on désire ! Je suis heureux, maintenant.
Deuxième étape: passer au "Je suis...". Car le malheur existe, comme la souffrance et la frustration, comme la peur. Il nous arrive d'être perdu, fatigué, triste. Et là, avant de se retrousser les manches (lorsque c'est possible), le chemin pour retrouver la joie, c'est d'abord de s'accepter comme on est.
Elle va à son travail, ou en revient. Elle vit chaque jour dans la joie, simplement, à la place qui est la sienne. Toute sa place, rien que sa place.
On peut acquérir le bronze sur www.brefs.info
Qu'est-ce qui distingue l'homme de l'animal ? Le débat passionna le XVIIIème siècle. Etait-ce la raison ? La façon de vivre en société ? Vint un homme, Jean Jacques Rousseau qui apporta une réponse somme toute encore valable de nos jours : l'être humain est le seul animal capable de faire fi de sa nature animale. Il peut en particulier aller contre son intérêt pour le bien d'autrui comme il peut volontairement se faire du mal par dérèglement.
C'est la formule célèbre : chez l'homme... "la volonté parle encore quand la nature se tait".
Elle avait le plus beau visage du monde, s'habillait le mieux du monde et avait le plus beau corps du monde. Elle était séduisante, charmante et attirait tous les regards.
Elle se regardait sans cesse dans son miroir pour contempler sa beauté et le miroir lui disait : "tu es prisonnière de ton ego."
Alors, elle cessa de se maquiller et s'habilla à la va comme-je-te-pousse.
Tous les jours, elle se regardait dans son miroir pour vérifier qu'elle n'était plus aussi charmante, ni désirable, et que son aspect désormais modeste ne pouvait plus attirer les regards.
Mais le miroir disait : "tu es prisonnière comme avant".
- Dis-moi, petite maman chérie, lequel de nous est ton enfant préféré ?
- Je vais te le dire. L'enfant qui est parti et que j'attends, l'enfant qui est malade jusqu'à ce qu'il guérisse, l'enfant qui a besoin de moi jusqu'à ce qu'il n'ait plus besoin de moi, voilà qui est mon enfant chéri.
(d'après Henri Gougaud ...qui lui-même d'après... qui lui même d'après...)
Le bon peuple utilise couramment les degrés pour évaluer les températures moyennes ou chaudes, mais utilise l'unité des "béris" pour quantifier les grands froids extérieurs.
Il y a en effet 6 niveaux de béris: 1 pour un froid léger, 2 pour un froid plus conséquent etc. Les cinq premiers niveaux sont peu utilisés. Le froid le pire se rencontre en Russie orientale et, par extension, dès qu'il fait très froid. On parle alors d'un froid de 6 béris.
Remerciements à HR pour son mot d'esprit.
Je l’ai attentivement regardé. Il marchait mal et avait besoin de deux béquilles. Malgré ou à cause de son handicap, il dégageait une assurance impressionnante. Il a pris son temps à la douche pour poser ses cannes, s’assurer de sa stabilité dans le coin formé par deux murs, s’appuyer sur eux pour lâcher ses cannes. Tranquille… J’imagine (j’aimerais) qu’il soit également capable de demander de l’aide, avec simplicité. Une belle figure humaine.
Il était bien jeune pour partir comme ça d'un seul coup. Notre confrère Pierre s'en est allé la semaine dernière sans crier gare.
Tempête.
La mort surprend quelqu'un près de nous et nous entendons le vrombissement de la faux passer tout près de notre "roseau pensant". Alors, nous nous prenons à rêver d'une vie qui soit vie de tous les instants, pleine et intense. Que toutes les relations soient belles et pleines, à chaque fois. Que l'on ne perde aucun goutte de vie tant qu'il est temps.
C'est, je crois l'illusion nietzschéenne. Mais ce n'est pas possible. Toute vie a son lot de petit, de mesquin, d'ambigü. Et l'homme nietzschéen se prend à rouspéter pour descendre la poubelle. Impossible d'éviter les gâchis d'instant présent.
A tout prendre, je préfère en ce cas l'amour de Dieu qui me prend comme je suis, avec tendresse, même dans mes moments de gâchis.
Il faut si peu de mots pour camper un décor, créer une atmosphère au début d'un livre. Les mots simples sont les meilleurs. Pour le "Silence de la mer", c'est moins de 300, avec même quelques répétitions.
Une sobriété inouïe du texte campe la venue de cet officier allemand qui va se heurter au silence résistant d'un vieil homme et de sa nièce. Un silence qui pourtant n'est jamais du mépris.
Peut être est-ce ainsi qu'il nous faut traiter nos ennemis ?
1 - 2 - La Prière égoiste vous fera (peut-être) réfléchir sur http://blog-notes.typepad.com/sagesse_et_spiritualite/ 3 - Vous pouvez aussi revenir en enfance avec le conte du chat botté sur http://blog-notes.typepad.com/francois_raconte/ 4 - Enfin, si vous n'y connaissez rien en recadrages, allez sur http://blog-notes.typepad.com/le_metier_de_coach/
Le visage offert de Philolaos regarde le ciel sur http://blog-notes.typepad.com/sculpture/
1 - En 18 mn, Kepler raconte comment il fit dans les années 1610 la prodigieuse découverte des lois qui régissent le mouvement des planètes du système solaire. http://blog-notes.typepad.com/francois_raconte/
2 - Ebauche de statue de Kepler jeune se trouve sur http://blog-notes.typepad.com/sculpture/
3 - Si vous traversez une lourde épreuve et êtes tenté par le découragement, un diaporama "coup de pouce" sur http://blog-notes.typepad.com/sagesse_et_spiritualite/
Sur http://blog-notes.typepad.com/francois_raconte/, le conte de La femme légère
à écouter (format .mp3) ou à lire (document word)
Sur http://blog-notes.typepad.com/francois_raconte/, un bref conte : "Va t'en", également intitulé : "ma femme est une sorcière"
J'ai pris rendez-vous cet après midi avec la nièce de Louis XIV, dans un studio d'enregistrement de Rueil Malmaison. Elle veut absolument ré-écouter les contes que Charles Perrault écrivit pour elle en 1697.
"Mais la langue a changé ! lui ai-je dit. On ne parle plus comme de votre temps."
"M'en fous, a t-elle répondu. Arrangez selon votre plaisir."
Cette désinvolture est le signe d'une incontestable évolution des moeurs. Mais quand une princesse ordonne, on s'exécute.
Parution du CD audio prévue à l'automne : Peau d'âne, Petit chaperon rouge, Belle au bois dormant etc.
Pour Blog notes, l'année scolaire se termine avec le vingtième épisode du conte "Guillaume" paru toutes les semaines depuis février et disponible sur le sous-blog du même nom http://blog-notes.typepad.com/guillaume/
L'été (pourri pour l'instant) a néammoins vu fleurir quelques "bleuets". http://blog-notes.typepad.com/poesie/
Publications de BLOG NOTES du 15 mai au 10 juin 2007 :
1 - 15 épisodes des aventures de Guillaume, conte mystique, esthétique et sensuel sur http://blog-notes.typepad.com/guillaume/ &
2 - Sur http://blog-notes.typepad.com/poesie/ quatre "bleuets" poétiques inédits. Celui que j'aime le mieux, c'est "la printante" (23 mai), c'est le plus joyeux.
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Ce sera bientôt l'été...
Vous trouverez sur BLOG NOTES du 1er avril au 15 mai 2007 :
1 - 12 épisodes des aventures de Guillaume, conte mystique, esthétique et sensuel sur http://blog-notes.typepad.com/guillaume/ &
2 - Sur http://blog-notes.typepad.com/sagesse_et_spiritualite/, quatre notes de « sagesse et spiritualité » :
&
3 - Sur http://blog-notes.typepad.com/poesie/ six "bleuets" poétiques inédits : "'il n'y avait personne sur le quai de la gare"; la gelée de coings"; "hésitation" etc.
&
4 - Sur http://blog-notes.typepad.com/le_metier_de_coach/ la conférence coaching du 26 avril sur "Prince / Crapaud / masque".
&
Joli mois de mai à tous et toutes
Vous trouverez sur BLOG NOTES en mars 2007 :
1 - 6 épisodes des aventures de Guillaume sur http://blog-notes.typepad.com/guillaume/ Pauvre Adeline condamnée à la "prison à mort"!
&
2 - Sur http://blog-notes.typepad.com/sagesse_et_spiritualite/, quatre notes de « sagesse et spiritualité » :
&
3 - Sur http://blog-notes.typepad.com/poesie/ quatre "bleuets" poétiques inédits.
&
4 - Sur http://blog-notes.typepad.com/le_metier_de_coach/ les deux conférences de mars sur l'identité et le parcours de coach.
5 - Sur http://blog-notes.typepad.com/sculpture/, les interrogations d'un sculpteur qui range son atelier. Jeter ou garder. Donner ou vendre ?
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Bon printemps à tous et toutes
Aujourd'hui 23 mars, conférence à Louvain la neuve (Belgique) sur le thème : "Un parcours de coach"
Diaporama associé : Téléchargement powerpoint_2003_louvain.ppt (4,55 Mo)
Le conte "A moi les anges chômeurs" est sur Téléchargement conte_chelle_de_lange.doc (document word) et Téléchargement a_moi_les_anges_chomeurs.WMA (fichier audio, 1,2 Mo)
Texte introductif La personne du coach : Téléchargement Personnecoach.doc
Les personnes qui souhaitent être tenues au courant de mes publications peuvent m'envoyer un mail à delivre.toscane@wanadoo.fr avec leur adresse en précisant le sujet : "contes"; "coaching" ou "ensemble"
22 h 45 : du vieux port de Marseille où je viens de prononcer une conférence sur "L'identité" pour la Société Française de Coaching, je mets en ligne le texte de mes propos. Ô merveille du Wi fi !
Téléchargement identit.doc (16 pages)
Voir les autres conférences ou enseignements de coaching sur http://blog-notes.typepad.com/le_metier_de_coach/
1 - Deux notes de sagesse et spiritualité sur http://blog-notes.typepad.com/sagesse_et_spiritualite/ : le 3ème "Couriel à Zouzou" et « Alliance pour Compostelle », un texte sur l’alliance au sein d’un couple.
2 - Le premier des 20 épisodes de "GUILLAUME", conte mystique, esthétique et sensuel. Les autres suivront chaque vendredi jusqu'au 13 juillet. http://blog-notes.typepad.com/guillaume/
3 – Aberdeen, un petit "bleuet" sur http://blog-notes.typepad.com/poesie/
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